«Le progressisme se retourne contre les pauvres»

Photo de couverture: la mairesse de Montréal Valérie Plante et le maire de Québec Bruno Marchand. Page Facebook du maire Marchand.

Mercredi le 6 septembre 2023, à 16:30

L’enseignant, chroniqueur et ex-conseiller politique Frédéric Têtu était l’invité de Jérôme Blanchet-Gravel aux grandes entrevues. Il fustige une «peur du développement» affaiblissant l’Occident dans son ensemble, mais surtout le Québec. 

 

Professeur au niveau collégial, ex-conseiller politique, chroniqueur radio, Fédéric Têtu brosse le portrait du Québec post-pandémie et du monde multipolaire qui se dessine. 

 

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Aux grandes entrevues, il déplore l’affaiblissement de l’Occident et la situation du Québec, dont le peuple «est figé dans une impasse» depuis le second échec référendaire de 1995. 

 

Dans la Belle Province, l’obsession des faits divers et la société des loisirs dissimulent la triste condition du Québec, un État dépendant du Canada et privé de réel pouvoir sur lui-même. 

 

«L’inertie comme projet de société»

 

Pour le philosophe, le drame du Québec est de se retrouver «à l’avant-garde du déclin de l’Occident». Non seulement l’establishment québécois adhère au «déni de la réalité» du wokisme, mais le modèle québécois entretient un monstre bureaucratique hostile à la vitalité populaire. «L’inertie est devenue un projet de société au Québec», insiste-t-il.

 

À l’échelle globale, les BRICS profitent du mouvement de décroissance défendu par les écologistes, mais aussi du «grand décrochage» des peuples occidentaux vis-à-vis leurs gouvernements. Tandis que l’inflation aggrave la crise de la représentation, «le progressisme se retourne contre les pauvres».