Les BRICS ont annoncé lors de leur dernier sommet à Johannesburg qu’ils allaient accueillir six nouveaux membres. Vers un nouvel ordre international? Pour en parler, Anne-Laure Bonnel recevait l’économiste Jacques Sapir à Délit d’opinion.
L'Arabie Saoudite, l'Iran, l'Égypte, les Émirats arabes unis, l'Éthiopie et l'Argentine rejoindront dès janvier 2024 le bloc des pays émergents des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), qui veut gagner en influence dans le monde.
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Feu de paille, inversion des pôles ou avènement d’un monde multipolaire? Économiste, universitaire et spécialiste de la Russie, Jacques Sapir a répondu aux questions de notre journaliste et grand reporter Anne-Laure Bonnel.
«Une autre nature»
Pour notre invité, c’est à partir de 2014-2014 «que les BRICS ont commencé à assumer une autre nature». «Les BRICS se sont constitués en organisation en concurrence avec le G7. […] On est en présence de pays différents, qui ont des systèmes politiques différents, mais qui ont compris qu’il y avait un intérêt à se regrouper».
C’est toutefois depuis l’offensive russe en Ukraine que les BRICS sont «devenus le pivot de l’ensemble des pays qui – sans vouloir prendre parti spécifiquement dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine – considèrent que la question des sanctions ne les concerne pas», analyse Jacques Sapir.
Ce groupe de pays aurait fait le calcul que la Russie défendait des intérêts plus près des leurs que ceux défendus par les États-Unis et l’OTAN.










