Science, dissidence et censure au Québec

Lettre ouverte

Le premier ministre du Québec, François Legault, félicite une enfant qui vient de recevoir une dose de vaccin contre la Covid-19, le 1er décembre 2021. Photo: page Facebook officielle de François Legault.

Vendredi le 5 août 2022, à 12:40

Selon Clément Fontaine, journaliste indépendant et membre du Regroupement des universitaires, le fait que la Covid-19 n’ait jamais cessé de circuler devrait remettre en question l’efficacité du régime sanitaire mis en place, le vaccin compris. 

 
Récapitulons la nouvelle qui a fait récemment le tour des médias sans aller jusqu'à défrayer la manchette.

Patrick Provost, professeur titulaire au Département de microbiologie-infectiologie et d'immunologie de l'Université Laval, a été suspendu sans salaire pendant huit semaines par son employeur pour avoir incité ses collègues à s'interroger sur la pertinence de continuer à administrer le vaccin contre la Covid-19 à toutes les tranches d'âge de la population.
 
Il n'est pas le seul chercheur de cette institution à avoir écopé pour avoir osé émettre une opinion dissidente.
 
Il y a quelques semaines, le professeur Provost a fait paraître dans les deux grands quotidiens de Québecor Média un texte qui explique ses raisons. 
 
En se basant sur les données officielles du gouvernement du Québec, il arrive à des conclusions différentes de celles communément admises. 
 

La pensée libre en péril 

 
Rapidement retiré des plateformes numériques de l'entreprise, cet article a été repris par Libre Média
 
Déjà appuyé par son syndicat, le professeur Provost a reçu un coup de pouce de la part d'une cinquantaine d'universitaires, signataires d'une lettre ouverte parue dans Le Devoir et Le Soleil
 
Cette lettre plaide pour le respect du principe de la liberté académique auquel a souscrit l'Université Laval et demande que les deux chercheurs en cause soient immédiatement rétablis dans leurs fonctions. 
 
Il ne semble plus y avoir de place au Québec pour l'expression d'opinions divergentes sur la vaccination à répétition et les autres mesures sanitaires imposées par les États ces deux dernières années, et cela même quand elles émanent de chercheurs universitaires qui n'ont aucun intérêt personnel à prendre de telles initiatives.
 

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Ailleurs dans le monde, en France notamment, les controverses entourant les vaccins ARN messager contre la Covid-19 s'expriment dans l'espace public sans toujours être considérée pour autant comme des théories du complot. 
 
Des médecins et autres professionnels de la santé émettent des doutes légitimes sur la pertinence de poursuivre cette série de vaccinations dont on ne voit pas la fin avec la multiplication de ses variants et sous-variants.  
 

Même Alain Vadeboncoeur s'y met

 
Une chronique du Dr Alain Vadeboncoeur publiée sur le site Noovo en février dernier va sensiblement dans le sens des propos que tient Patrick Provost, tout en évitant de remettre en question la vaccination et sans faire état d'une  controverse à cet effet.
 
En février dernier, l'urgentologue et professeur titulaire à l'Université de Montréal commence par s'étonner du fait que la Santé publique estime finalement à deux millions le nombre de Québécois ayant été infectés par la cinquième vague de Covid-19 depuis décembre 2021, soit le quart de notre population. 
 
Une statistique qui pourrait bien refléter la situation qui prévaut à l'échelle mondiale. 
 
Le Dr Vadeboncoeur en déduit que nous ne disposons pas de moyens vraiment efficaces pour contrôler la contagion et que la Santé publique exagère peut-être la gravité des variants d'Omicron. En témoigne le faible taux d'hospitalisation à partir de ces nouvelles données: «0,56% ou encore environ 6 hospitalisations sur 1000 infections déclarées.»
 
Le constat est similaire concernant les décès. Le nombre de ceux enregistrés pour la période de décembre 2021 à février 2022, par rapport au nombre de cas d'infection à la Covid, «donne un taux de mortalité autour de 0,11% ou encore 1,1 décès sur 1000 infections.» 
 
Des chiffres légèrement inférieurs (0,13%) à ceux attribués à la grippe!
 
Le célèbre docteur conclut: «Dans notre situation de vaccination, le virus n’est donc pas plus grave que la grippe». Il insiste toutefois sur la nécessité de se faire vacciner afin d'éviter l'hospitalisation et les conséquences les plus graves de l'infection au coronavirus. 
 
Or, ce sont surtout les personnes âgées et souffrant d'un problème de santé préexistant qui encourent le plus de risques de complications.
 
Certes, la Santé publique a enregistré ces six derniers mois une hausse importante des décès attribués au coronavirus, mais elle demeure proportionnelle à la recrudescence des infections dans la population en général. 
 
La Presse, pourtant généralement alarmiste dans ses gros titres, rapporte dans un récent article sur le sujet que «83,6 % des Québécois ont reçu deux doses de vaccin contre la Covid, mais seulement 52,6 % en ont eu trois et 15 %, quatre.» 
 
Vous avez bien lu: plus de la moitié de la population a été vaccinée trois fois.
 
Nous sommes une société très vaccinée et encadrée pendant deux ans par d'autres mesures sanitaires contraignantes, mais le coronavirus n'en progresse pas moins inexorablement. 
 
Au lieu de conclure à l'inefficacité des injections à répétition, l'État s'efforce de convaincre toujours plus de gens de s'y soumettre, y compris ceux qui sont en parfaite santé et qui ne sont habituellement pas sujets à des infections des voies respiratoires.
 

Vacciner les jeunes, une mesure utile?

 
Le professeur Patrick Provost conteste surtout l'utilité de la vaccination anti-Covid-19 chez les enfants. Il redoute ses conséquences à moyen et long terme sur leur santé. Ses inquiétudes n'ont rien de farfelu.
 
Dans son rapport paru en décembre dernier, l'Institut national de santé publique du Québec indique que les cas d'infection chez les jeunes de 18 ans sont en augmentation mais qu'ils présentent moins de risques que les adultes de devoir être hospitalisés et d'en décéder. 
 
Rien ne permet de croire que la situation ait changé malgré, encore une fois, l'augmentation des cas de transmission.
 
Même Radio-Canada, un réseau ayant contribué à alimenter la peur, rapportait il y a quelques jours qu'une nouvelle étude danoise «confirme que le syndrome post-COVID-19, communément appelé COVID longue, peut se manifester chez les enfants, quoique dans une bien moindre mesure que chez les adultes.» 
 

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Notre appareil médical recommande pourtant la vaccination des enfants de cinq à onze ans en deux doses, alors qu'ils ne devraient pas risquer de contaminer parents et enseignants, la majorité de ceux-ci ayant déjà été vaccinés à de multiples reprises. 
 
Si ces adultes demeurent mal protégés malgré cette protection, pourquoi administrer le même traitement aux plus jeunes?
 
Voilà que les bambins de moins de cinq ans vont y passer à leur tour avec l'autorisation de leurs deux géniteurs.
 

Des moyens naturels ignorés

 
Dans les campagnes publicitaires de la Santé publique, nous n’entendons pratiquement jamais parler de la grande variété de moyens naturels de renforcer le système immunitaire afin de contrer la transmission des virus de toutes sortes. 
 
Tous semblent avoir été relégués au rang de remèdes de grand-mère. 
 
Ces mesures de prévention sont évidemment beaucoup moins lucratives pour l'industrie pharmaceutique.
 
Les fabricants de ces vaccins récoltent des milliards après avoir été subventionnés par les États pour les finaliser en un temps record, sans que l'on connaisse leurs effets indésirables à long terme. Pour l'heure, force est de constater que leur efficacité demeure incertaine et très limitée dans le temps. 
 
En l'absence de bénéfices significatifs de la vaccination des enfants contre la Covid-19, un chercheur universitaire québécois reconnu devrait pouvoir exprimer, en son nom personnel, des réserves sur cette mesure sanitaire sans craindre de se faire stigmatiser.