L'Argentine de Javier Milei érigera une portion de mur de 200 mètres à la frontière avec la Bolivie, invoquant la lutte contre l'immigration illégale et le narcotrafic.
L'annonce de la construction d'un (petit) mur entre l'Argentine et la Bolivie a provoqué une vive réaction du gouvernement bolivien qui qualifie la décision de mesure «unilatérale» pouvant affecter les relations entre les deux pays.
Des murs, de Saint-Domingue à Buenos Aires
Cette barrière de 200 mètres, que Buenos Aires justifie par la lutte contre l'immigration illégale et le narcotrafic, rappelle d'autres initiatives controversées en Amérique latine, notamment celle menée par la République dominicaine à sa frontière avec Haïti.
Si la situation géopolitique et économique diffère entre ces régions, la volonté des États de contrôler leur frontière au moyen d'infrastructures physiques témoigne d'une tendance régionale à la fermeté.
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Rappelons que la République dominicaine a entrepris en février 2022 la construction d'un mur de plusieurs dizaines de kilomètres pour limiter l'immigration haïtienne, justifiant sa démarche par la lutte contre l'insécurité et le contrôle des flux migratoires.
En octobre 2024, Saint-Domingue a annoncé la mise en place d’une campagne d’expulsion de 10 000 immigrés par semaine. Il y aurait entre 500 000 et un million de ressortissants haïtiens en territoire dominicain, mais seulement 31 000 d’entre eux auraient un statut légal.
L’influence de Trump?
En Argentine, la décision du gouvernement Milei de renforcer le contrôle à Aguas Blancas, dans la province de Salta, s'inscrit dans une logique similaire, bien que les flux migratoires depuis Haïti vers la République dominicaine soient bien plus importants.
Patricia Bullrich, ministre de la Sécurité, a affirmé que cette région était «hors de contrôle» et constituait un passage privilégié pour le narcotrafic.
Pour les partisans de ce type d’initiatives, il s'agit de mesures nécessaires pour contrôler les flux migratoires et renforcer la sécurité nationale. Pour leurs opposants, ces barrières risquent d'aggraver les tensions diplomatiques et d'accentuer la précarité des populations concernées.













