Ses symptômes sont marquants visuellement, mais la variole du singe est une maladie curable et peu dangereuse. Son apparition dans plusieurs pays après deux ans de Covid-19 lui donne beaucoup de résonance dans les grands médias.
Depuis quelques jours, la variole du singe gagnerait peu à peu les grandes villes du monde.
Au Québec, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux que Libre Média a contacté, deux cas de lésions ulcéreuses génitales ont été confirmés comme étant «des cas de variole simienne (monkeypox) dans la région du Montréal métropolitain». Plus d’une vingtaine de personnes infectées sont actuellement sous investigation.
Pourtant, cette variole du singe ou «orthopoxvirose simienne» est une maladie rare transmissible mutuellement entre le singe et l’homme.
Pourtant, cette variole du singe ou «orthopoxvirose simienne» est une maladie rare transmissible mutuellement entre le singe et l’homme.
Quels sont les symptômes?
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), la transmission d’un être humain à l’autre est limitée.
Cependant, les cas apparus un peu partout dans le monde semblent s’être diffusés à la faveur de rapports sexuels ou de contacts directs, la variole du singe se transmettant lorsqu’il y a contact de muqueuses. C’est le scénario également privilégié par le ministère de la Santé.
«Pour être transmissible, le virus nécessite un contact très étroit avec une autre personne ou par contacts sexuels. La variole simienne est une infection virale qui se guérit d’elle-même. Les symptômes disparaissant généralement spontanément dans les 14 à 21 jours», précise le ministère dans son échange avec Libre Média.
Les symptômes les plus fréquents sont la fièvre, le mal de tête, les douleurs musculaires, le mal de dos, les ganglions enflés au niveau du cou, des aisselles ou des aines, des frissons et de la fatigue.
«Des éruptions cutanées peuvent également survenir, souvent sur le visage, et peuvent se répandre à d’autres parties du corps, dont les parties génitales. Dans le cas de transmission sexuelle, on remarque que les lésions se situent au site du contact», poursuit le ministère.
«Des éruptions cutanées peuvent également survenir, souvent sur le visage, et peuvent se répandre à d’autres parties du corps, dont les parties génitales. Dans le cas de transmission sexuelle, on remarque que les lésions se situent au site du contact», poursuit le ministère.
L’infection des cas initiaux est différente, puisqu’elle s’effectue lorsqu’il y a contact direct avec le sang, du liquide biologique, une plaie ou les muqueuses d’un animal infecté. On peut donc supposer que le premier cas provient d’une personne ayant été en contact direct avec un animal infecté.
Pour rappel, la vague la plus meurtrière d’Ebola en 2013 avait pour origine des personnes s’étant nourries d’un singe trouvé mort dans la forêt.
Pour rappel, la vague la plus meurtrière d’Ebola en 2013 avait pour origine des personnes s’étant nourries d’un singe trouvé mort dans la forêt.
Selon l’Agence France Presse, l’OMS a indiqué s’intéresser de près à ce sujet du fait que la maladie semble avoir été transmise au sein de la communauté homosexuelle du Royaume-Uni.
Des vaccins existent et pourraient être utilisés
Si des vaccins existent bel et bien, le ministère de la Santé nous a indiqué discuter actuellement avec ses homologues du fédéral sur les décisions à prendre. L'organisme dit également vouloir et avant tout «clarifier des éléments d’importance comme le vaccin à privilégier et recommandations pour ce vaccin, qui peut utiliser ce vaccin et sous quelle forme de consentement».
Selon Québec, ces discussions entre le ministère de la Santé et l’Agence de la santé publique du Canada sont «des prérequis essentiels pour permettre d’aller plus loin dans les questions d’approvisionnement».
Selon Québec, ces discussions entre le ministère de la Santé et l’Agence de la santé publique du Canada sont «des prérequis essentiels pour permettre d’aller plus loin dans les questions d’approvisionnement».
Du fait que ces contaminations sont apparues depuis seulement une semaine, les différents gouvernements et leurs populations sont dans l’expectative.
Le 20 mai sur l’heure du midi, l’administrateur en chef adjoint de la Santé publique du Canada, le Dr Howard Njoo, a annoncé que le fédéral envisageait d’offrir des vaccins contre les infections à la variole du singe dans la Belle Province.
Un développement qui rappelle des souvenirs encore douloureux pour certains, alors que le gouvernement du Québec vient tout juste de laisser tomber la plupart des mesures sanitaires destinées à lutter contre la Covid-19.













