Dans le cadre des grandes entrevues, l'essayiste Phillipe Sauro Cinq-Mars revient sur les profondes mutations de la gauche qui l’ont menée à délaisser les classes populaires au profit de la «diversité».
La gauche a-t-elle abandonné les classes populaires au profit d’une vision du monde axée sur le présent et le ressentiment?
Pour l'essayiste Philippe Sauro Cinq-Mars, à partir du moment où la gauche a embrassé le postmodernisme, elle ne pouvait plus prétendre défendre les classes populaires, dont les aspirations ne coïncidaient plus avec son grand projet de déconstruction.
Du progressisme au postmodernisme
«Le wokisme est tout simplement le nouveau terme à la mode pour décrire un phénomène qui lui est bien antérieur et qui est plutôt le postmodernisme», explique-t-il.
Des auteurs comme Jean-François Braunstein présentent le wokisme comme une nouvelle religion, une «comparaison intéressante» selon notre invité.
«Avec la postmodernité, on est en train d’abandonner les idéaux de la modernité qui étaient la rationalité et de retomber dans une forme de spiritualisme où il y a beaucoup de superstitions. […] La postmodernité, c’est la sensibilité à fleur de peau».
Au menu également: l’avenir du nationalisme québécois et la guerre en Ukraine.












