L’historien Marc Simard déplore l’état lamentable dans lequel se trouvent les universités depuis qu’elles ont sombré dans un «progressisme» aussi clownesque que régressif.
Ces derniers jours, une fois de plus, comme si d’autres affaires, dont le cas Lieutenant-Duval, dans lequel l’administration de l’Université d’Ottawa s’est vautrée dans le déshonneur en 2020, n’avaient pas suffi, nous avons appris dans les médias que le vaudeville universitaire continue de plus belle.
La semaine dernière, la nouvelle que l’Université Laval avait limité les candidatures à une chaire de recherche en histoire du Canada aux personnes «s’étant auto-identifiées » comme membre d’un de quatre groupes sous-représentés, soit les femmes, les Autochtones, les personnes en situation de handicap et les personnes appartenant aux minorités visibles, a été rendue publique.
La discrimination positive que met ainsi en place l’Université Laval est une politique dont on peut discuter dans le calme et avec des arguments rationnels.
Faux «racisés», vrais imposteurs
Mais il est stupéfiant de constater que les administrateurs de cette université ne se rendent vraisemblablement pas compte que la possibilité pour les candidats de «s’auto-identifier» comme membre d’un groupe sous-représenté transforme le processus en farce grotesque et ouvre toute grande la porte à l’imposture.
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En tant que détenteur de diplômes universitaires (dont quelques-uns de l’Université Laval), je considère que cette bouffonnerie entache la valeur de ceux-ci.
De plus, en tant qu’Autochtone (Huron-Wendat), je m’insurge contre le fait qu’on puisse s’auto-déclarer membre des Premières Nations.
Tapis rouge pour Pékin
Pendant ce temps, l’Université d’Ottawa, qui n’en finit plus de «s’auto-pelure-de-bananiser», a accepté lundi, à la demande de l’ambassadeur de Chine, un État totalitaire, faut-il le rappeler, d’expulser d’une conférence un caméraman de Radio-Canada et de baisser les stores pour que ce digne représentant d’un État oppresseur ne soit pas témoin d’une manifestation en faveur des Ouïghours, un peuple opprimé par l’État chinois.
Il est de notoriété publique que les diplomates sont des gens au ressenti très sensible!
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Deux jours après cette tartufferie («Cachez ce sein…», le recteur de l’Université, qui s’était déjà couvert de ridicule dans l’affaire Lieutenant-Duval, s’est excusé (sur Twitter, ce média qui permet à n’importe quel hurluberlu, identifié ou non, de dire n’importe quoi en 280 caractères et même de bafouer ses propres règles) de ne pas avoir mieux fait «pour protéger la liberté de presse».
Et la liberté universitaire, M. Frémont? Du grand n’importe quoi!
Mortifié par cette avalanche de bêtises provenant d’institutions dont la mission est entre autres de défendre les libertés et de promouvoir l’excellence, j’ai sorti de ma filière les diplômes que j’ai acquis dans les institutions universitaires du Québec, au prix d’efforts acharnés et de nombreuses nuits blanches, et j’y ai jeté un coup d’œil, me demandant si je ne ferais pas mieux de «sacrer ça aux vidanges», pardon, de porter cela au recyclage.











