Affaire Epstein: «les États-Unis sont extrêmement corrompus»

Photo: AFP.

Jeudi le 18 janvier 2024, à 13:05

Pour le criminologue Xavier Raufer, l’affaire Jeffrey Epstein révèle le très haut degré de corruption des États-Unis. Comment un tel personnage a-t-il pu rencontrer 17 fois Bill Clinton à la Maison-Blanche? Les réponses de notre invité.

 

Xavier Raufer, qui récuse totalement la thèse de son suicide en prison, expose le «système de prédation» ayant permis à Jeffrey Epstein, à sa compagne Ghislaine Maxwell et à leurs complices d’opérer autant d’années en toute impunité.

 

La machine Epstein

 

Pour l’auteur de Jeffrey Epstein: L’âme damnée de la IIIe culture, Jeffrey Epstein n’est pas seulement un odieux prédateur sexuel, mais l’une des pièces d’une gigantesque machine ayant permis son existence.

 

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«Cette affaire Epstein est beaucoup plus importante que ce qu’on en perçoit au départ. […] Quand sont apparus les GAFAM et les géants de la tech, il s’est produit un phénomène qui se produit à peu près à chaque révolution industrielle, c’est-à-dire qu’une nouvelle puissance capitaliste a engendré une nouvelle doctrine», explique l’universitaire.

 

Cette nouvelle doctrine, c’est la IIIe culture, «un état d’esprit anarchiste et libertaire» justifiant certaines pratiques criminelles et la corruption de plusieurs secteurs de la société américaine. À tel point que deux des plus prestigieuses universités du pays n'ont pas été épargnées: Harvard et le MIT, où Jeffrey Epstein était bien implanté.