Les récents temps chauds donnent lieu à un énième délire météo alimenté par des médias qui se rabattent sur la peur pour générer des clics dans le but de freiner leur chute.
Il était prévisible que la première «vague de chaleur» de l’été suscite cette réaction à la limite de l’hystérie dans une société post-Covid où il ne faut plus aplatir la courbe du virus, mais celle du réchauffement climatique.
L’obsession de la mesure
En Occident et au Québec encore plus, il faut tout mesurer, tout calculer, tout quantifier. Et quadriller le territoire. Vagues de virus ou de chaleur, vous êtes en zone verte, orange ou rouge et les autorités sont là pour vous guider et vous faire entrer dans leurs cases.
Au Mexique et dans les autres pays du monde où la nature est encore plus acceptée que niée, personne n’a jamais eu besoin des grands médias et encore moins d’un gouvernement pour comprendre qu’il fait chaud, même très chaud, qu’il pleut enfin ou qu’un séisme vient de secouer la région.
Au Mexique personne ne ressent le besoin de connaître le degré Celsius exact à partir duquel on est censé risquer la mort. Dans les endroits où notre environnement social et naturel n’est pas encore perçu comme une «micro-agression», nous sommes le baromètre de nous-mêmes et nos sens nous suffisent amplement pour juger du temps qu'il fait.
Casse-couilles
Les mentalités évoluent et pas toujours pour le mieux. Il existait une époque où l’on se réjouissait de voir avec l’été le retour des femmes en robes légères, maintenant nous avons des bobos stériles et les casse-couilles de l’État pour élaborer des plans d’urgence devant la moindre «canicule».
Autrefois Jean Leloup chantait que «c’est le printemps et c’est l’été et les terrasses sont remplies et les gens sont épanouis», maintenant nous avons les bonzes de la religion sécuritaire pour nous sermonner au moindre rayon de soleil.

À ce titre, l’intervention de la mairesse de Montréal pour s’assurer que toute la population métropolitaine ait bien saisi le grave danger de la situation illustre le grand jardin d’enfants qu’est le Québec, cet État-CPE où les clercs de l’État sèment l’apocalypse pour vous raconter ensuite que «tout va bien aller».
Au Québec on dessine des arcs-en-ciel en groupe pour célébrer notre naïveté enfantine – les autorités nous protègent et elles veulent notre bien et rien d’autre.
La sécurité avant la nature
En plus de répandre la peur pour justifier un plus grand contrôle social, ce nouveau délire météo s’inscrit dans une idéologie du confort totalitaire pour laquelle l’Homme doit être le maître absolu de son environnement.
Il ne faut plus protéger la nature pour elle-même, comme une richesse en soi et l’écosystème dans lequel l’humanité est destinée à évoluer, mais pour notre sécurité. Il ne faut plus protéger notre milieu pour en jouir mais pour le fuir, dans un repli sur soi caractéristique de cette époque individualiste à l’extrême.
L’éco-sécuritarisme ne vise pas à réintégrer l’Homme à l’ordre naturel, mais sa domination technologique à des fins politiques et économiques. À l’acceptation des chaleurs suaves succèdent la passion des thermostats et autres mesures de censure de notre milieu.
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D’ailleurs la seule acceptation de son sexe biologique est désormais perçue chez les wokes comme un geste réactionnaire – les mêmes qui vous inviteront à respecter la nature.
Il ne faut pas ressentir, éprouver la nature mais vivre hermétiquement dans sa bulle, dans le scaphandre de son petit safe space.











