Le Commissariat à l’éthique a dévoilé l’ampleur des liens d’intérêts de Mark Carney. Pour Libre Média, un tel enchevêtrement entre politique et capital financier est incompatible avec une démocratie en santé.
Vendredi dernier, le Commissariat aux conflits d’intérêts et à l’éthique a discrètement publié deux documents explosifs.
Le premier dresse la liste des entreprises dans lesquelles le premier ministre Mark Carney a occupé un rôle de gestion ou possède des intérêts – elles sont 103 au total!
Le second énumère les centaines de titres financiers qu’il détient, répartis sur pas moins de 16 pages, et qu’il a dû transférer dans une fiducie sans droit de regard (blind trust).
Au total, on dénombre publiquement 574 titres distincts, directement ou via des fonds communs, dont 91% sont liés à des entreprises ayant leur siège social aux États-Unis.
Un réseau tentaculaire de conflits d’intérêts
Ces révélations jettent une lumière crue sur l’ampleur des conflits d’intérêts potentiels auxquels fait face l’actuel premier ministre.
Comment gouverner un pays en prétendant défendre l’intérêt général lorsque l’on est lié à des firmes comme Brookfield, véritable pieuvre du capital globalisé?
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Rappelons que Brookfield, la maison-mère professionnelle de Mark Carney, traîne un passif embarrassant en Amérique latine, notamment au Brésil, au Mexique et au Chili, comme nous l’avons documenté ici, en mars dernier.
Une stratégie d’opacité électoralement calculée
Il devient clair, à la lumière de ces faits, pourquoi Mark Carney a attendu après son entrée en fonction pour déposer cette déclaration. Cette stratégie d’opacité nuit gravement à la confiance du public en les institutions démocratiques.
À Libre Média, nous croyons qu’un chef de gouvernement ne peut prétendre à l’impartialité s’il demeure lié à des intérêts financiers aussi complexes et nombreux.
La gauche au service du capital mondialisé?
À ce titre, nous jugeons l’appel lancé par Pierre Poilievre justifié: Mark Carney doit vendre ses actifs s’il veut gouverner sans l’ombre d’un soupçon.
Même une fiducie sans droit de regard ne suffit pas lorsque les liens sont aussi multiples, imbriqués et tentaculaires.
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Par ailleurs, il est paradoxal que la gauche canadienne, soutenue massivement par les grandes centrales syndicales, se soit rangée aux dernières élections derrière un ancien banquier d’affaires qui incarne le capitalisme mondialisé.
Nous continuerons à surveiller ce dossier de près.












