Ce vendredi, l’Université Laval a inauguré une chaire de recherche dont le but est d'étudier le comportement des gens réfractaires à la vaccination. L’institution assure que le financement du centre est entièrement public.
L’Université Laval vient d’annoncer la création d’un nouveau centre de recherche consacré à l’étude de «l’hésitation vaccinale», c’est-à-dire au comportement de ceux et celles que les grands médias ont baptisés les «anti-vax» durant la pandémie de Covid-19.
«La chaire se penchera principalement sur les marges de la société, là où la vulnérabilité aux infections est la plus grande et où la résistance aux vaccins est souvent la plus forte», rapporte aujourd’hui Le Devoir.
Financement public
La chaire sera dirigée par l’anthropologue Ève Dubé de l’Institut national de Santé publique du Québec (INSPQ), qui «aura la tâche de comprendre comment une simple piqûre peut se transformer, pour certains, en sujet si épineux», poursuit ce quotidien.
Portant officiellement le nom de Chaire en santé publique appliquée sur l’anthropologie des enjeux de la vaccination, elle est la première du genre au Canada.
Pour mener leurs recherches, Ève Dubé et son équipe vont bénéficier de 1,1 million $ provenant des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).
Ève Dubé était accompagnée de la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, pour en faire l’annonce aujourd’hui sur le campus.
«De la morale»
Selon Claude Simard, professeur retraité de l’Université Laval en sciences de l’éducation, cette nouvelle chaire relève essentiellement de la «propagande sanitariste».
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«Leur discours est facile à démanteler, car il est fondé non sur l'observation neutre des populations, mais sur leur évaluation en fonction des normes officielles. […] C’est de la morale et non de l’anthropologie», soutient le co-directeur de l’ouvrage Crise sanitaire et régime sanitariste paru aux éditions Liber.
Cet ex-doyen de la Faculté des sciences de l’éduction estime qu’il s’agit d’une «commande gouvernementale pour justifier la décision politique et non scientifique de la vaccination de masse qui a été prise par les autorités durant la pandémie».
«Les politiciens paient pour avoir une caution universitaire que l'on drape de la rigueur scientifique», tranche le professeur.
Le nouveau centre de recherche se penchera également sur le phénomène de la «désinformation» en ligne associé au «complotisme».
Axes de recherche
Les deux axes de recherche de la nouvelle chaire sont:
1) Comprendre les expressions, les causes et les conséquences de l’hésitation à la vaccination dans la population ainsi que chez les professionnels de la santé.
2) Mettre au point et évaluer des interventions afin d’améliorer l’accès équitable aux services et diminuer l’hésitation à la vaccination.












