Au Guatemala, l'oligarchie contre le peuple

Le président élu Bernardo Arevalo (à droite) et la vice-présidente élue Karin Herrera (à gauche) participent à la «Marche pour la démocratie» dans la ville de Guatemala, le 7 décembre 2023. Photo: Johan ORDONEZ pour l’AFP.

Lundi le 18 décembre 2023, à 10:30

En août, le Guatemala a vu le candidat anti-corruption Bernardo Arévalo gagner haut la main les présidentielles. Aujourd’hui, son investiture est menacée. Un clan veut-il sa peau? Éclairages exclusifs avec deux figures de ce pays d’Amérique centrale.

 

«Le gouvernement actuel ne veut pas de Bernardo Arévalo, car il a peur de perdre son grand marché de la corruption», lâche Thelma Aldana par téléphone. Cette brillante avocate sait bien de quoi elle parle. En 2019, sa vie menacée, elle a dû fuir son pays après avoir réussi à faire arrêter 60 personnes pour corruption – dont un ancien président – alors qu’elle était procureure générale. 

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