Washington veut resserrer son emprise sur la «désinformation»

Photo: AFP.

Mardi le 1 novembre 2022, à 17:20

En collaboration notamment avec Facebook, Washington serait discrètement en train d’adopter une série de mesures dont le but est d’encadrer et de réprimer les discours en ligne considérés comme dangereux ou contraires aux intérêts américains.

 

Une récente enquête du journal indépendant The Intercept a révélé que le Département de la sécurité intérieure des États-Unis avait adopté une nouvelle stratégie «pour freiner les discours qu'il considère comme dangereux».

 

«Des années de mémos, de courriels et de documents internes du Département de la sécurité intérieure – obtenus via des fuites et un procès en cours, ainsi que des documents publics – illustrent un effort considérable de l'agence pour influencer les plateformes technologiques», tranche le journal.

 

Pression sur les GAFAM

 

L’agence a rétabli le controversé Conseil de gouvernance de la désinformation destiné à contrer les discours jugés trompeurs nuisant aux intérêts américains. L’organisme était censé avoir été aboli le 24 août dernier.

 

Maintenant que les menaces terroristes envers les États-Unis auraient diminué, le Département chercherait à concentrer ses efforts autour de ce nouvel objectif.

 

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«Derrière des portes closes et en faisant pression sur des plateformes privées, le gouvernement américain a utilisé son pouvoir pour tenter de façonner le discours en ligne», poursuivent les journalistes Ken Klippenstein et Lee Fang dans leur article du 31 octobre.

 

Covid-19, diversité, Afghanistan, Ukraine…

 

L’agence fédérale a l’intention de cibler des informations considérées comme inexactes sur «les origines de la pandémie de Covid-19 et l'efficacité des vaccins contre la Covid-19, la justice raciale, le retrait américain d'Afghanistan et la nature du soutien américain à l'Ukraine».

 

Le groupe Meta aurait créé un portail spécial sur Facebook permettant aux autorités concernées d’être averties directement de la désinformation identifiée par les modérateurs.

 

Des discussions ont également eu lieu entre Washington et des responsables de géants informatiques tels que Microsoft dans le but de coordonner leurs efforts.