L’homme d’affaires et ancien chef du Parti conservateur du Québec (2013-2020), Adrien Pouliot, décortique le programme économique de sa formation politique.
Le Parti conservateur du Québec réussit l’exploit de proposer des baisses de taxes et impôts de 35 milliards de dollars sur cinq ans tout en augmentant les dépenses de 17%.
Comment peut-il alors signer un budget équilibré sans hausse de la dette?
D’abord, le Parti limitera la croissance des dépenses à l’inflation plus un facteur de progression de la population de 1,5%. Il n’y a donc pas de «coupures», simplement un ralentissement dans l’alourdissement des dépenses.
Deuxièmement, tout nouveau programme devra être financé par une réallocation de dépenses. Autrement dit, tout nouveau dollar de dépense devra provenir d’une économie d’un dollar ailleurs.
Troisièmement, la contribution additionnelle du privé en santé promise par le Parti conservateur du Québec permettra de ralentir l’inflation effrénée des dépenses de ce ministère, qui progresseront malgré tout de 20% sur les trois premières années d’un mandat conservateur.
Le privé nécessaire en santé
L’expérience québécoise et mondiale démontre que le privé en santé est plus efficace que le public. Par exemple, l’hôpital de Saint-Jérôme a déjà sous-traité 15% de ses chirurgies de cataracte à une clinique Iris.
Avec la même qualité de soins, la clinique Iris réussissait à opérer une cataracte aux huit minutes contre une cataracte aux 40 minutes à l’hôpital de Saint-Jérôme.
Des tendances démontrant une plus grande efficacité ont aussi été observées à la Clinique RocklandMD de Montréal dans son partenariat avec l’hôpital Maisonneuve-Rosemont.
Ceci s’explique par une meilleure organisation du travail et moins de gaspillage de temps et de ressources motivées par la recherche du profit.
Contre l’enfer réglementaire
Le Parti enclenchera aussi un grand chantier de révision de la réglementation. Il n’est pas question ici de mettre la sécurité du public en danger en coupant les inspecteurs à viande. Mais notre bureaucratie est lourde, tatillonne et coûteuse.
Une littérature économique mondiale abondante démontre que la déréglementation gonfle la richesse d’un pays. L’expérience qui est en cours en Alberta valide ce constat.
Une littérature économique mondiale abondante démontre que la déréglementation gonfle la richesse d’un pays. L’expérience qui est en cours en Alberta valide ce constat.
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Après deux ans, la bureaucratie réglementaire a subi une cure d’amaigrissement de 17,8% ce qui a fait épargner au moins 1,2 milliard de dollars aux Albertains.
Ces gains de productivité sont recyclés dans l’économie et stimulent les profits et les salaires et donc les revenus de taxes et d’impôts de l’État.
Un marché auto-régulé
Enfin, le Parti réduira l’aide aux entreprises. Le Québec est le champion toutes catégories à cet égard. Le Parti ne croit pas que le rôle de l’État soit de choisir les gagnants et les perdants: c’est au marché à le faire.
Si un projet est bon, il n’est pas besoin d’aide. Si un projet n’est pas bon, il ne mérite pas d’aide.
Combinée à de meilleurs services publics rendus plus efficacement, une gestion rigoureuse de l’argent durement gagné par les contribuables est possible. Il s’agit d’avoir le courage de ses convictions pour la mettre en place.













