«Il est temps pour le Québec de renouer avec la liberté de pensée»

Photo: Manon Cambefort.

Mercredi le 6 mai 2026, à 12:00

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«Il est temps pour le Québec de renouer avec la liberté de pensée»
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À la suite de la polémique autour du boycott de la Librairie La Liberté, Jérôme Blanchet-Gravel a pris part à un point de presse à l’Assemblée nationale lors du dépôt d’une motion du PCQ contre la censure, adoptée à l’unanimité. Voici son texte. 

 

La liberté d’expression se porte extrêmement mal au Québec, comme en témoigne la tentative d’annulation du livre Destination autonomie d’Éric Duhaime, un livre pourtant déjà salué par des personnalités de divers horizons. 

 

L’ouvrage est publié aux Éditions Libre Média, un média indépendant que je dirige en tant que rédacteur en chef. 

 

Les précédents se multiplient 

 

C’est en quelque sorte la goutte qui fait déborder le vase. Cela survient, d’ailleurs, quelques jours après l’annulation de la projection du documentaire Génération trans de Jean-Pierre Roy au Cinéma Cartier, ici dans la Capitale nationale, sous la pression et la menace des mêmes groupes. 


À titre d’éditeur de l’ouvrage, mais également à titre de citoyen préoccupé par l’emprise grandissante de la pensée unique, il me paraissait essentiel d’être ici aujourd’hui pour appuyer le PCQ dans sa démarche – pour appuyer sa motion*.

 

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Au Québec, comme vous savez, nous avons grandi dans le mythe d’une société parfaite, d’un modèle parfait, dans le mythe d’une démocratie immaculée.

 

En réalité, nous vivons dans un monde conformiste où des militants woke s’emploient quotidiennement à museler tous ceux et celles avec qui ils ne sont d’accord. 

 

Peur, intimidation et censure

 

Le résultat, c’est un climat de peur, d’intimidation et de censure qui rappelle de facto les régimes autoritaires. Chaque mois, dans mon travail, je me surprends à expliquer à des collègues étrangers ce qu’est devenu le Québec en matière de liberté de pensée.

 

Des médias complices

 

Les médias subventionnés – c’est-à-dire les médias traditionnels – contribuent d’ailleurs, eux aussi, au verrouillage du débat public, souvent en excluant, marginalisant ou discréditant les voix qui s’écartent du consensus dominant. 

 

Le financement public des médias est devenu un problème majeur pour toute société qui prétend sérieusement défendre le pluralisme.

 

Le PCQ prend ce dossier à cœur

 

Je salue les efforts constants et sincères du Parti conservateur du Québec pour rétablir un véritable climat de liberté intellectuelle au Québec. 

 

Je salue l’engagement de la députée Maïté Blanchette-Vézina, la ténacité d’Éric Duhaime dans ce dossier et l’ouverture que ce parti manifeste envers la nouvelle génération de médias indépendants.

 

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Je salue aussi l’intervention de Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti québécois, qui a défendu la Librairie La Liberté et, à travers elle, l’idée d’une démocratie en santé. 

 

Résister à la culture de l’annulation

 

J’invite les Québécois à soutenir les commerces et entreprises qui résistent courageusement à la culture de l’annulation, comme le fait de manière exemplaire la Librairie La Liberté.

 

Il est grand temps pour le Québec de renouer avec la liberté de pensée.


Cliquez ici pour voir le point de presse.

 

*Que l’Assemblée nationale rappelle que la liberté d’expression constitue un pilier fondamental de notre démocratie;

Qu’elle constate la montée d’un climat d’intolérance alimenté par certains courants idéologiques radicaux visant à faire taire les opinions divergentes;

Qu’elle réaffirme que les institutions et commerces culturels, dont les librairies indépendantes et les cinémas, sont des lieux essentiels d’échange, de débat et de pluralité des idées;

Qu’elle souligne l’importance de protéger la diversité des opinions dans l’espace public québécois;

Qu’elle dénonce toute forme d’intimidation, de discrimination ou de pressions indues, visant des entreprises, des institutions ou des individus en raison des idées qu’ils permettent de diffuser;

Qu’elle réaffirme que le débat d’idées doit se faire dans le respect des individus, sans discrimination et sans recours à la censure ou à la coercition, tel qu’encadré par la Charte des droits et libertés de la personne du Québec et les lois en vigueur;

Finalement, qu’elle condamne clairement toute tentative de museler la liberté d’expression.