Le chercheur indépendant Frédéric Lacroix livre une critique sévère de la politique migratoire canadienne et québécoise. Selon lui, l’immigration massive n’a plus de justification économique et obéit désormais à des intérêts politiques et élitaires.
«Toutes les justifications économiques pour l’immigration ont implosé l’une après l’autre. (…) L’immigration ne nous enrichit pas», assure Lacroix à l’émission Vents contraires, en rappelant que le PIB par habitant au Canada stagne depuis une décennie.
Aux yeux de l’auteur, l’argument du vieillissement de la population ou de la pénurie de main-d’œuvre ne tient pas.
«Une pompe à fric» au service des élites
Loin d’être neutre, la politique migratoire profite surtout «aux élites canadiennes, qui sont vraiment accros à l’immigration». «L’immigration, c’est une pompe à fric qui transfère l’argent du bas vers le haut», tranche notre invité.
À lire aussi: Immigration: «des zones de non-droit apparaissent aussi en Espagne»
Selon Lacroix, Ottawa sert les intérêts du patronat et des grands propriétaires immobiliers, au détriment des classes moyennes et populaires frappées de plein fouet par la crise du logement et la pression sur les services publics.
«Moratoire total» pour éviter la minorisation
Pour lui, le gouvernement fédéral instrumentalise ce levier démographique pour affaiblir la nation québécoise. «L’immigration est utilisée pour noyer le Québec. Moi, je pense que ça, c’est très clair.»
À lire aussi: Immigration: Jérôme Blanchet-Gravel prône la compatibilité culturelle
Face à cette «machine folle», Lacroix propose un remède de cheval: «un moratoire total sur l’immigration. (…) On met tout ça à plat, puis on revisite la question de fond en comble.»
Au-delà du moratoire, il plaide aussi pour un sursaut national: «Selon les projections, les Québécois francophones seront minoritaires au Québec d’ici pas très longtemps.»
Voir l’épisode complet de Vents contraires.













