Entrevue avec Gabriel Hardy, député fédéral de Montmorency–Charlevoix

Le nouveau député conservateur Gabriel Hardy. Photo: page Facebook de l'actuel député fédéral de Montmorency–Charlevoix.

Jeudi le 8 mai 2025, à 14:20

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Entrevue avec Gabriel Hardy, député fédéral de Montmorency–Charlevoix
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Gabriel Hardy, nouveau député conservateur de Montmorency–Charlevoix, revient sur sa victoire surprise et explique pourquoi il a été séduit par le message de liberté porté par Pierre Poilievre.

 

Le Parti conservateur du Canada a gagné un seul siège supplémentaire au Québec lors des élections fédérales du 28 avril dernier. Parmi les rares nouveaux élus, Gabriel Hardy a remporté de justesse la circonscription de Montmorency–Charlevoix, devançant la députée sortante Caroline Desbiens par seulement 796 voix. 

 

Entrepreneur et kinésiologue de formation, le nouveau député affirme avoir été séduit par le discours centré sur la liberté individuelle porté par Pierre Poilievre. Entretien.

 

Simon Leduc: Quel était votre parcours professionnel avant d’entrer en politique?


Gabriel Hardy: «Je suis kinésiologue de formation, issu du Département de médecine préventive de l’Université Laval. La kinésiologie, c’est la science de l’activité physique: comment s’en servir pour combattre les maladies chroniques et améliorer la performance des athlètes. 

 

Je me suis spécialisé dans le volet sportif, notamment la préparation physique d’athlètes de haut niveau. 

 

 

Gabriel Hardy avec son équipe de campagne, le 28 avril 2025.

 

 

Ensuite, j’ai ouvert mon propre centre d’entraînement et suis devenu représentant de l’industrie du conditionnement physique au Québec.

 

Puis, j’ai occupé le poste de directeur général pour un regroupement de 6500 salles de sport à travers le pays, où je faisais du lobbying à l’échelle municipale, provinciale et fédérale. 

 

J’étais donc déjà actif dans la sphère politique, bien que de manière indirecte.»

 

Pourquoi avoir choisi de faire le saut en politique sous la bannière conservatrice?


Gabriel Hardy: «J’ai toujours eu des convictions conservatrices. Le message du Parti conservateur, axé sur la liberté individuelle, m’a interpellé profondément. 

 

Pierre Poilievre propose de réduire la taille de l’appareil fédéral, afin de permettre aux entrepreneurs de mieux investir, de créer de la richesse, et aux citoyens de garder davantage d’argent dans leurs poches. 

 

Je suis de ceux qui croient que les efforts doivent être récompensés, non pénalisés par une bureaucratie tentaculaire.

 

J’estime qu’il faut en finir avec les béquilles administratives et faire place à un État plus mince, plus respectueux de la liberté individuelle. C’est exactement ce que propose notre chef.»

 

Comment s’est déroulée votre campagne électorale dans Montmorency–Charlevoix?


Gabriel Hardy: «Ce fut une aventure humaine exceptionnelle. J’ai adoré aller à la rencontre des gens, faire du porte-à-porte, discuter avec les entrepreneurs de la région. Ce fut très formateur. 

 

Ma campagne ressemblait à un scénario de film sportif: un outsider débarque, inconnu dans le comté, mène une bonne campagne, apprend d’abord qu’il a perdu... puis finit par l’emporter à la toute dernière minute. Battre une députée sortante n’est jamais facile. 

 

Mais les citoyens voulaient du changement, et j’ai su incarner cette volonté. J’ai aussi misé sur les réseaux sociaux pour mobiliser les jeunes électeurs. Je pense que cela a aussi contribué à ma victoire. 

 

Mon objectif maintenant est clair: bien représenter ma circonscription à Ottawa, avec rigueur et détermination.»

 

Des commentateurs de droite, comme Jonathan Hamel, accusent le caucus conservateur québécois de ne pas faire suffisamment la promotion des idées du parti et d'être responsable de sa stagnation au Québec. Que répondez-vous à ces critiques?


Gabriel Hardy: «En tant que nouveau député, il m’est difficile de juger les actions passées. Cela dit, je peux vous dire que l’équipe conservatrice québécoise m’a énormément soutenu tout au long de ma campagne.

 

J’ai découvert des collègues compétents, travailleurs, qui connaissent très bien la machine fédérale. 

 

Contrairement à ce que certains peuvent dire, j’ai senti une véritable solidarité. Et n’oublions pas que le Parti conservateur a obtenu 24% des voix au Québec et fait élire un député de plus. 

 

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Je suis convaincu que nous sommes en train de bâtir quelque chose de solide et que nous parviendrons à faire des percées dans d’autres régions de la province, même celles qui sont aujourd’hui dominées par le Bloc.»

 

Après la défaite du PCC, certains évoquent un changement de leadership. Pierre Poilievre doit-il rester à la tête du parti?


Gabriel Hardy: «Absolument. Pierre Poilievre a mené une excellente campagne. Il a su présenter nos idées de façon claire et cohérente. Sous sa direction, nous avons récolté 42% du vote national, notre meilleur résultat depuis les années Mulroney. 

 

Le caucus conservateur est maintenant renforcé, et notre chef est plus déterminé que jamais à poursuivre la lutte. J’admire son éthique de travail, sa constance, et sa capacité à parler aux jeunes, à ceux qui peinent à accéder à la propriété ou à joindre les deux bouts. 

 

Le Canada a besoin d’un leader comme Pierre Poilievre, et je suis persuadé qu’il deviendra un jour premier ministre. Il incarne l’espoir d’un pays plus libre, plus responsable et plus prospère.»