Vol à l’étalage: «les voies de fait de plus en plus violents»

Photo de couverture: Francis Denis.

Mercredi le 25 septembre 2024, à 16:00

La hausse du coût de la vie rime avec une augmentation du vol à l’étalage dans les commerces au détail du Québec. Des acteurs du milieu redoutent une aggravation du phénomène dans un contexte de marasme politique et économique. Reportage.

 

«On s’aperçoit que les gangs de rue sont de plus en plus présents. On s’aperçoit que les voies de fait sur les employés sont de plus en plus violents et importants. C’est un élément dramatique parce que c’est un problème qui s’accentue et que nous n’avions pas auparavant», avertit Damien Silès, directeur général du Conseil québécois du commerce au détail.

 

Selon les données de la Sûreté du Québec, le nombre de vols à l’étalage a explosé de 41% en un an sur le territoire du Québec.

 

«On vit une inflation catastrophique des prix en épicerie littéralement. Même si les gens pensent qu’on fait plus d’argent, au contraire, moi en huit ans ce fut ma moins bonne année. On sent vraiment chez la clientèle que c’est plus difficile», nous explique pour sa part Louis Delisle, propriétaire du marché Prospect à Sherbrooke.

 

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Propriétaire du marché Andes à Montréal, Mimi Aguilar confirme la recrudescence du phénomène et déplore la tension psychologique qu’il engendre chez ses employés.

 

«On ne veut pas nous laisser intimider par les récidivistes. Il faut entraîner notre personnel à faire preuve de vigilance et à détecter certains comportements. […] On fait de notre mieux pour contrôler cette situation qui est pénible», confie-t-elle.

 

1,8 milliard de pertes annuelles

 

Les articles dérobés représentent pour le secteur des pertes de 1,8 milliard de dollars pour 2023, une facture refilée aux consommateurs ordinaires.

 

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