Dimanche dernier, le candidat antisystème Javier Milei a créé la surprise en remportant les primaires en Argentine. Décrit comme un libertarien, cet économiste fougueux s’oppose aussi à la théorie du genre. Feu de paille ou prochain président?
Récipiendaire du prestigieux prix de journalisme Santa Clara de Asis, Claudia Peiró était l’invitée de notre rédacteur en chef Jérôme Blanchet-Gravel pour démystifier le phénomène Javier Milei en Argentine.
Inflation, colère, désenchantement
Depuis Buenos Aires, elle décrit le climat de désenchantement ayant permis à ce candidat antisystème de remporter les primaires, le 13 août dernier, en vue du premier tour des présidentielles, le 22 octobre prochain.
Non seulement l’establishment apparait déconnecté de la réalité de l’électorat – notamment en appuyant la théorie du genre –, mais l’inflation de plus de 100% crée un climat d’incertitude propice à une percée d’une droite décomplexée.
À lire aussi: Les Chiliens ont-ils rejeté une constitution «woke»?
Javier Milei, qui promet de rétablir la liberté en congédiant la «caste politique» qu’il pourfend, entend diminuer radicalement la taille de la fonction publique et libéraliser plusieurs secteurs de l’économie. Un programme réaliste au pays du tango?










