Quand les pouvoirs publics nient l’évidence de l’appauvrissement

Photo de couverture: Francis Denis pour Libre Média.

Jeudi le 21 novembre 2024, à 11:50

La grande région de Montréal est frappée par une hausse de la pauvreté qui se traduit notamment par un phénomène d’itinérance de plus en plus visible. Fentanyl, crise du logement, inflation: comment redresser la situation? Notre reportage. 

 

«La crise du logement au Québec, c’est d’abord une crise de la réglementation», analyse le professeur d’économie Vincent Geloso, de l’Université George Mason, en Virginie.

 

Si l’inflation affecte toute l'Amérique du Nord, il estime que le modèle québécois accentue le problème dans la Belle Province en alimentant une sorte de culture de la pauvreté:

 

«Le Québec a des institutions qui découragent énormément l’entreprenariat, l’effort et l’épargne. […] Le Québec a toujours été le pauvre parmi les riches», se désole l’universitaire.

 

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La citoyenne engagée Katarina Ostien, de Longueuil, estime pour sa part que la multiplication des campements de sans-abri dans la région est le résultat de nombreux facteurs souvent occultés par les pouvoirs publics.

 

«Pas du tout optimiste»

 

«Les élèves n’ont plus accès à certaines zones de leur établissement scolaire. Les professeurs doivent sortir pour aller vérifier, par exemple, qu’il n’y a pas d’aiguille souillée par terre. Il n’est pas rare non plus de retrouver des gens intoxiqués sur le terrain de l’école», constate-t-elle.

 

«En tant que citoyens, je pense qu’on nous cache une grande crise, qui n’est selon moi pas seulement la fameuse crise du logement... On nous cache aussi la crise économique et la crise des opioïdes. Ça change le visage de nos villes. […] Je ne suis pas optimiste du tout: c’est le début», avertit-elle.

 

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