Le tribun nationaliste Alexandre Cormier-Denis s’est vu désinviter d’une commission parlementaire de l’Assemblée nationale sur l’immigration. Pour provoquer le débat et susciter la réflexion, Libre Média publie sa réaction à cet incident.
L’annulation de mon audition dans le cadre de la consultation sur la planification de l’immigration 2024-2027 démontre à quel point le Québec a besoin d’un débat de fond sur la question migratoire.
En tant que simple citoyen, j’ai envoyé un mémoire à la Commission des relations avec les citoyens intitulé «Manifeste pour une politique d’immigration responsable».
Dès le 30 août, j’ai reçu une convocation afin de me présenter à l'audition publique en date du 28 septembre. Ainsi, les élus de cette Commission savaient depuis fin août que j’étais convoqué aux auditions publiques en raison de la soumission d’un mémoire.
Hystérie médiatique… et politique
Il a simplement fallu la sortie d’un article d’un obscur média d’extrême gauche par un faux journaliste mais militant du nom de Sam Harper appartenant à la nébuleuse antifa – antifascistes de pacotille et véritables totalitaires de la pensée – pour créer une hystérie médiatique.
Le 27 septembre, la veille de la date prévue de mon audition, les grands médias se sont emparés de cette histoire pour faire pression sur les partis politiques afin d’annuler ma convocation, ce qui m’a été confirmé par un courriel de l’Assemblée nationale quelques heures plus tard.
Pour la forme, rappelons que les militants islamistes Adil Charkaoui et Salam Elmenyawi ont été entendus en commission parlementaire par le passé, sans que les élus de l’Assemblée nationale n’osent annuler leur invitation.
On peut donc inviter sans problème des apôtres de la charia au sein du parlement québécois, mais pas un homme qui défend le nationalisme canadien-français.
Censurer les nationalistes critiques de l’immigration ne fera qu’éroder davantage la confiance déjà fragilisée de la population envers ses institutions démocratiques.
Au-delà de la diffamation que j’ai subie – les accusations de «suprémacisme blanc» ou encore un certain Patrick Lagacé ayant subtilement décidé de mettre des extraits des discours d’Adolf Hitler pour représenter ma pensée (sic) – le sujet de fond est le système immigrationniste dans lequel s’est enfoncé le Québec.
Les faits
En 2022, le Québec a accueilli plus d’immigrants en proportion de sa population que la majorité des pays de l’OCDE.
Entre janvier 2003 et janvier 2023, le Québec a accueilli plus de 965 000 immigrants. C’est presque 1 million de nouveaux arrivants, soit deux fois la ville de Québec en seulement 20 ans.
L’immigration a donc largement érodé la majorité canadienne-française, socle de la société et de la culture québécoise.
Une démocratie saine et mature devrait pouvoir entendre des voix discordantes qui ne vont pas dans le sens du récit médiatique consensuel.
Cette majorité nationale formait 79% de la population québécoise en 1971 selon le recensement de Statistique Canada de 1971.
Les Canadiens français du Québec sont ainsi passés de 79% en 1971 à 64% en 2014 et seront sous la barre des 50% en 2042. Dès la fin de l’année 2023, les Canadiens français passeront sous le seuil des 60% au Québec.
L’échec de la politique migratoire
L’immigration est une politique publique dont l’objectif est triple: augmenter la richesse de la population par l’accroissement du PIB, solutionner le vieillissement de la population et enfin résoudre la pénurie de main-d’œuvre.
Pourtant, les données probantes nous démontrent que l’immigration est une solution inefficace pour régler ces enjeux:
1) L’immigration ne résout pas l’écart de richesse avec les autres États fédérés du continent. Malgré le quasi-million d’immigrants reçus en 20 ans, il n’y a pas d’amélioration du PIB par habitant. Voir les travaux des économistes Hanson, Doyle, Skuterud et Worswick.
2) L’immigration ne résout pas le vieillissement de population; L’immigration ne fait qu’atténuer la tendance du vieillissement de population, mais n’inverse pas cette tendance. Rappelons également que l’arrivée des immigrants déjà âgés et le regroupement familial de leurs parents n’aident pas la démographie québécoise sur le temps long. Voir les prévisions de Statistique Canada.
3) L’immigration ne résout pas la pénurie de main-d’œuvre car l’arrivée de nouveaux immigrants entraîne une augmentation de la demande de biens et services. L’Ontario qui reçoit plus du double d’immigrants en proportion de sa population que le Québec est toujours en pénurie de main-d’œuvre. Le rapport de dépendance (actifs/non actifs) n’est pas changé de façon déterminante par l’immigration. Voir les travaux des économistes Homsy et Fortin.
La maturité de débattre
Le Québec doit avoir une discussion sérieuse sur les seuils d’immigration et ce n’est pas en censurant la voix des critiques de la politique actuelle que notre société pourra apaiser les craintes légitimes des Québécois face aux enjeux migratoires et démographiques.
Une démocratie saine et mature devrait pouvoir entendre des voix discordantes qui ne vont pas dans le sens du récit médiatique consensuel.
Censurer les nationalistes critiques de l’immigration ne fera qu’éroder davantage la confiance déjà fragilisée de la population envers ses institutions démocratiques.
Dans ce contexte, il est primordial d’entamer une discussion de fond sur la politique migratoire à long terme du Québec afin que celle-ci puisse permettre une croissance économique sans éroder la majorité canadienne-française.
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Les Canadiens français ayant déjà été mis en minorité en Acadie, au Manitoba et en Louisiane; ils ne doivent pas devenir minoritaires dans leur foyer national qu’est le Québec.
Le gouvernement doit dès maintenant adopter une politique d’immigration responsable pour que le Québec demeure maintenant et pour toujours le foyer lumineux de l’Amérique française.











