De nombreuses écoles du Québec devront vraisemblablement couper dans les services aux élèves pour payer la facture de mesures sanitaires non prises en charge par le gouvernement.
«Les mesures sanitaires ont coûté cher aux écoles et les services aux élèves pourraient en pâtir, puisque certaines d'entre elles se voient confier la facture par leur centre de services scolaires», conclut la journaliste Julie Marceau dans un article publié ce matin sur le site de Radio-Canada.
Services réduits pour les élèves
C'est notamment le cas de l'école primaire Wilfrid-Pelletier dans l'arrondissement d'Anjou, à Montréal, qui accueille quelque 1000 élèves.
Cet établissement scolaire doit éponger un déficit accumulé de 250 000$ à même son fonds de roulement pour la mise en place de différentes mesures sanitaires, dont l’efficacité d’un grand nombre est maintenant remise en cause par des scientifiques sans conflit d’intérêts.
Des enseignants ayant assisté à une séance d'information sur les états financiers de cette école en seraient «ressortis abasourdis», selon le réseau public.
Le gouvernement Legault n'a pas remboursé toutes les dépenses liées aux mesures sanitaires et à l’embauche de personnel chargé par exemple de désinfecter les classes et aires communes. «Dans bien des cas, les centres de services les ont assumées eux-mêmes».
Iniquité intergénérationnelle
D’une certaine façon, dans leur apprentissage, ce seront donc les écoliers du Québec qui paieront la facture du récent climat de peur et de mesures sanitaires qui visaient non pas à les protéger eux, mais les adultes.












