«Les grandes puissances savaient ce qui arriverait au Haut-Karabagh»

Anya Safaryan, 78 ans, qui a fui les assauts de l’Azerbaïdjan au Haut-Karabakh, est dans un complexe sportif reconverti en abri temporaire dans la ville arménienne d'Artashat, le 8 octobre 2023. Karen MINASYAN pour l’AFP.

Lundi le 15 janvier 2024, à 11:00

Comment en est-on arrivé à l’exode de 120 000 personnes du Haut-Karabagh en septembre 2023? En Arménie, notre reporter Alexis Brunet a pu rencontrer Narine Margaryan, une ressortissante de l'ancienne République. Témoignage exclusif sur le terrain.

 

«Je n’aime pas Erevan, jamais je n’aurais imaginé vivre ici!», ironise Narine Margaryan avec une pointe de désespoir. Nous sommes dans le «parc des amoureux» d'Erevan, la capitale de l'Arménie. Depuis qu’elle a fui le Haut-Karabagh avec sa famille, en septembre, à la suite d'un assaut éclair de l’Azerbaïdjan, Narine Margaryan ne se fait pas à sa nouvelle vie.

 

Donner la vie sous les bombardements 

 

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