«Le racialisme c’est la fragmentation de la société»

Photo de couverture: John Shaidler pour Unsplash.

Mardi le 30 avril 2024, à 11:50

Fin avril dernier avait lieu à la Grande Bibliothèque de Montréal le tout premier forum sur l’universalisme organisé par l’Association des Québécois unis contre le racialisme. 

 

«Le racialisme, c’est la fragmentation de la société sur une base raciale et aujourd’hui ce qu’on observe, ce sont des choses qu’on ne voyait pas avant, par exemple des événements qui sont réservés aux Noirs seulement. […] S’il y a les Noirs d’un côté et les Blancs de l’autre, comment peut-on arriver à dialoguer?», demande Murielle Chatelier, présidente de l’Association des Québécois unis contre le racialisme. 

 

Défendant le concept de «convergence culturelle», le professeur de droit Guillaume Rousseau estime que la vision interculturaliste développée par le philosophe Gérard Bouchard et adoptée par Québec est insuffisante pour favoriser une pleine intégration. 

 

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«Si on veut que les nouveaux arrivants s’intègrent au Québec, oui il faut les faire participer aux institutions juridiques, politiques et économiques, mais aussi aux institutions culturelles: il faut qu’ils consomment notre culture. […] Pour ça, il faut qu’il y ait une politique du gouvernent dans ce sens-là», plaide-t-il à la caméra de Libre Média.

 

Le mythe EDI

 

Pour sa part, l’intellectuelle pour la laïcité Nadia El-Mabrouk remet en question le concept d’EDI (Équité Diversité Inclusion), devenu au fil du temps le mantra d’un grand nombre d’institutions et d’entreprises partout au pays. 

 

«Ça part de bonnes intentions, mais c’est une drôle de façon de diviser les humains... On ne peut pas parler de races, car elles n’ont pas de fondement scientifique. On part de l’idée que toute sous-représentation est forcément le fruit de la discrimination ou de la suprématie blanche», constate la professeure d’informatique à l’Université de Montréal. 

 

Selon elle, «ce n’est pas en mettant l’accent tout le temps sur les différences entre les humains» qu’on parvient à un véritable «vivre-ensemble».