Le confort et l’inconséquence

Éditorial

La chroniqueuse Isabelle Hachey (gauche) et le médecin Sidhbh Gallagher avec une patiente (droite). Montage par Libre Média.

Dimanche le 3 septembre 2023, à 12:20

Loin d’être une mode passagère comme voudrait nous le faire croire Isabelle Hachey, le transgenrisme s’impose à vitesse grand V dans les écoles en plus de donner naissance à un nouveau marché du corps humain. L’édito de Jérôme Blanchet-Gravel.

 

Des jeunes sont tous les jours charcutés au nom du transgenrisme, une idée d’adultes, mais ce samedi, Isabelle Hachey préfère s’inquiéter des «complotistes» sur le Net qui - contrairement à tous les journalistes qui ont prôné la suspension de l’État de droit durant la pandémie - menaceraient la démocratie.

 

En bon serviteur du régime, la chroniqueuse plusieurs fois décorée pour la qualité de son travail accuse Éric Duhaime d’avoir instrumentalisé le cas de «Mx Martine» à des fins partisanes, autrement dit de fomenter la haine contre les personnes trans. Rappelons qu'une directrice d’école de la Montérégie a invité les parents à utiliser le titre de civilité Mx pour désigner cette enseignante qui se définit comme «non binaire». La lettre est devenue virale. 

 

«Le ressac, sur les réseaux sociaux, a été violent. [ ] C’est la faute de plein d’internautes, dont Éric Duhaime, qui a rediffusé la lettre de la directrice d’école sur sa page Facebook sans prendre la peine de masquer le nom de famille de l’enseignante», s’indigne-t-elle dans La Presse.

 

Les chiffres

 

Quelques chiffres. Selon Reuters, qui est loin d’être une agence de presse «complotiste» ou même «pro-russe», plus de 17 600 enfants américains ont commencé à prendre des bloqueurs de puberté ou d’hormones entre 2017 et 2021. À la grande satisfaction de géants pharmaceutiques. 

 

121 882 enfants de 6 à 17 ans ont reçu un diagnostic de dysphorie de genre durant cette période. Plus de 42 000 de ces enfants ont reçu leur diagnostic en 2021, soit une hausse de 70% par rapport à 2020.

 

Près de 1,64 million de personnes de plus de 13 ans s'identifient comme trans aux États-Unis. Et ça continue de grimper, comme au Canada, où 100 815 personnes de plus de 15 ans se sont déclarées transgenres ou non binaires en mai 2021.

 

Des dizaines de mastectomies sont pratiquées chaque semaine sur des adolescentes en Amérique du Nord. Des médecins deviennent millionnaires en amputant des jeunes en pleine santé, comme Sidhbh Gallagher, une médecin basée en Floride qui profite de sa grande popularité sur les médias sociaux pour promouvoir sa très humaniste pratique.

 

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Mais «ce qui devrait nous faire peur», selon Isabelle Hachey, ce n’est pas le fait que cette idéologie détruise certains jeunes de manière irréversible, mais plutôt que des représentants de «l’extrême droite» alimentent la haine, une tradition politique d’ailleurs quasi inexistante dans l’histoire des idées au Québec.

 

Un marché du corps humain

 

Banaliser cette industrie du changement de sexe et ce nouveau marché du corps humain en affirmant que «tout est sous contrôle» est totalement irresponsable et inconséquent.

 

Dans son livre Neo Entes qui n’est malheureusement pas encore traduit en français, le philosophe péruvien Miklós Lukacs a brillamment montré les liens qui unissent intrinsèquement le transgenrisme et le transhumanisme, le premier habituant la population à concevoir le corps comme un objet modifiable, mais surtout améliorable.

 

Ces dernières années, le transhumanisme est devenu un champ d’études très bien financé dans des centres de recherche affiliés à des universités aussi prestigieuses qu’Oxford, Berkeley et Cambridge. Avec sa fameuse Silicon Valley, la Californie est l’un des principaux foyers de la révolution transhumaniste. 

 

Du «complotisme», j’imagine? Ici même, au Québec, une recherche menée par l’Université Laval et l’Université de Montréal s’intéresse aux manières de permettre aux jeunes trans de rester «fertiles» après leur «transition», comme en faisant congeler leur sperme ou leurs ovules. Nos taxes et impôts financent ce genre de délire.

 

Bien-pensants et fanatiques

 

Les bien-pensants comme Isabelle Hachey nous disent que critiquer le transgenrisme relève de la haine et de violence symbolique, alors que des enfants et des adolescents sont tous les jours psychologiquement perturbés et physiquement dénaturés au nom de cette idéologie folle. C’est une boucherie. L’acceptation des prénoms non binaires et la présence de drag queens dans nos écoles participent à l’imposition de ce courant. 

 

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Il est évident dans cette affaire que la violence la plus barbare n’est pas dirigée contre les personnes trans, mais contre des jeunes innocents qu’on a masqués pendant deux ans avant de les offrir en pâture à des fanatiques qui voient en eux une pâte à modeler selon leurs fantasmes.