Rendant hommage à l'opposant russe Alexeï Navalny mort en prison, Éric Zemmour a estimé au passage que la France n'avait «pas à parader en donnant des leçons de liberté d'expression», car «beaucoup de gens sont harcelés judiciairement».
«Je dis que la France n'a pas à parader en donnant des leçons», a déclaré le chef du parti Reconquête sur le plateau de l'émission Dimanche en politique (France 3).
«En France, on ne tue pas les opposants, grâce à Dieu on n'en est pas encore là. Mais je tiens à dire que les conditions des libertés d'expression sont dégradées», a-t-il assuré, après avoir rendu hommage à Alexeï Navalny, «un homme seul contre le pouvoir russe».
Harcèlement judiciaire
«Il y a beaucoup de gens qui sont harcelés judiciairement, moi par exemple, et d'autres», a illustré M. Zemmour, condamné à plusieurs reprises pour «provocation à la discrimination raciale» ou «provocation à la haine religieuse», notamment.
M. Zemmour s'en est également pris aux «nervis prétendument antifa qui m'empêchent de parler» et a évoqué, à l'appui de son propos, l'afaire Cnews. Une référence à la récente décision du Conseil d'État, qui a enjoint l'Arcom – le gendarme des médias – de vérifier que CNews respecte «ses obligations en matière de pluralisme et d'indépendance de l'information».
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«On reproche à Cnews de ne pas respecter le pluralisme. Il est vrai que Cnews a une couleur idéologique, mais elle invite des gens différents, ce qui est exactement la même chose, voire pire, sur France Inter où là je vous mets au défi de trouver quelqu'un qui n'est pas de gauche», a plaidé l’essayiste devenu politicien.
«Ce qu'on reproche à Cnews, c'est d'être de droite et surtout d'avoir imposé un autre récit médiatique que celui de la doxa. En vérité, le pluralisme, c'est bien quand la gauche peut endoctriner les Français», a insisté l'ancien polémiste star de la chaîne.











