Dans un discours adressé à l’ONU, la première ministre de la Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern, a comparé la liberté d’expression à une «arme de guerre» qu’il fallait encadrer au moyen de nouveaux mécanismes pour la sécurité de tous.
Jacinda Ardern, la première ministre et ministre de la Sécurité nationale et du renseignement de la Nouvelle-Zélande, a pris la parole lors du débat général de la 77e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le 23 septembre dernier.
La liberté d’expression, un risque de violence?
La vidéo fait le tour des réseaux sociaux. Durant son discours qui abordait divers thèmes comme la pandémie de Covid-19 et les changements climatiques, la dirigeante a mis en garde contre les impacts selon elle potentiellement violents de la liberté d’expression.
Après avoir livré un plaidoyer contre l’arme nucléaire dans un contexte de tensions entre l’Occident et la Russie, elle a averti des dangers d’un nouveau type d’arme: «la désinformation» et «la manipulation de communautés et de sociétés entières».
«Ce n'est plus une hypothèse. Les armes de guerre ont changé, elles sont sur nous et nécessitent le même niveau d'action et d'activité que nous mettons dans les armes d'autrefois», a-t-elle assuré.
«Mais que se passe-t-il si ce mensonge, répété à plusieurs reprises et sur de nombreuses plateformes, incite, inspire ou motive les autres à prendre les armes? Pour menacer la sécurité des autres. Pour fermer les yeux sur les atrocités, ou pire, pour en devenir complice?», a-t-elle demandé devant l’Assemblée de l’ONU, à New York.
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«Nous avons reconnu les menaces créées par les anciennes armes. Nous nous sommes réunis en tant que communautés pour minimiser ces menaces. Nous avons créé des règles, des normes et des attentes internationales. Nous n'avons jamais vu cela comme une menace pour nos libertés individuelles: c'était plutôt une préservation de celles-ci», a poursuivi Jacinda Ardern, pour qui la «désinformation» encourage des attentats terroristes comme ceux de Christchurch, un phénomène que permettrait la liberté d’expression.
Rappelons que le 15 mars 2019, Brenton Tarrant a commis un attentat contre deux mosquées de la ville de Christchurch, en Nouvelle-Zélande. Ces attaques ont fait 51 morts et 49 blessés.











