Drag queens: lâchez les enfants

Éditorial

Barbada est l’une des plus célèbres drag queens au Québec. Photo: page Facebook de QUB Radio.

Samedi le 8 avril 2023, à 17:00

Le problème avec les drag queens, ce n’est pas leur caractère olé, mais le fait qu’elles soient devenues les porte-paroles subventionnées du transgenrisme auprès des jeunes, explique notre rédacteur en chef Jérôme Blanchet-Gravel.

 

Je ne crains pas les drag queens ni les trans, qu’il faut effectivement différencier. À l’origine, les drag queens sont des figures de cabaret, alors que les trans sont les personnes qui décident de passer d’un sexe à l’autre dans leur vie.

 

Jusqu’à tout récemment, ces personnages de scène m’avaient toujours laissé indifférent, n’ayant jamais été de nature puritaine. Mais les temps changent.

 

Comme le souligne Christian Rioux dans sa dernière chronique, les drag queens n’ont plus vocation à transgresser l’ordre établi, mais à propager le nouvel évangile. Une transition radicale, sans jeu de mots…

 

Elles sont partout

 

Le 6 février dernier, nous avons même appris que le Carnaval de Québec avait pris la décision d’interrompre la très réactionnaire tradition des duchesses, probablement devenues trop binaires.

 

«Finies les duchesses, place maintenant aux drag queens et aux drag kings! Leur art flamboyant est à l’honneur cette année, célébré sur un char allégorique pour la toute première fois», s’est réjoui Le Devoir.

 

 

Le problème avec les drag queens, ce n’est pas leur existence en tant qu’artistes, personnalités et êtres humains libres de leurs choix, mais le fait qu’elles servent maintenant un projet politique, celui de convertir la population à la théorie du genre.

 

-Jérôme Blanchet-Gravel

 

 

Elles sont maintenant partout, partout, partout, grâce à l’argent de contribuables qui n’ont jamais voulu de ce vaste menu burlesque.

 

Un projet de société

 

La nuance est très importante. Je souligne. Le problème avec les drag queens, ce n’est pas leur existence en tant qu’artistes, personnalités et êtres humains libres de leurs choix, mais le fait qu’elles servent maintenant un programme, celui de convertir la population, et la jeunesse en priorité, à la théorie du genre.

 

Certaines d’entre elles ne sont probablement pas conscientes d’être utilisées par l’establishment décadent et woke pour servir cette cause.

 

C’est le propre de toutes les idéologies: tenter de forcer toute la population à penser comme elles, passer d’un constat à un projet, ou d’une conviction à une religion.

 

Prenons par exemple la crise sanitaire. Au départ, se protéger d’un nouveau virus n’était pas une idée si saugrenue. Mais si toute la société est mise au service de cette idée, occultant tous les autres problèmes sociaux, et au point d’abandonner nos droits et libertés, nous tombons dans l’idéologie, et apparaît ainsi le sanitarisme.

 

C’est le même phénomène pour la diversité sexuelle. Reconnaître, tolérer et respecter la diversité sexuelle est une chose. Et une avancée. Mais devenir le plus diversifié sexuellement possible grâce à un travail de propagande ne peut et ne doit pas devenir un projet de société.

 

Le malaise est palpable

 

Assimiler le malaise de plusieurs parents à une phobie ou même à une haine irrationnelle envers les drag queens – comme le fait ici Patrick Lagacé – est extrêmement réducteur. Et malhonnête, en plus de faire l’impasse sur les répercussions psychologiques d’une telle idéologie chez nos jeunes.

 

L’intrusion de la théorie du genre dans l’univers des enfants et adolescents peut s’avérer pour eux catastrophique sur le plan psychologique, et irréversible sur le plan corporel.

 

Comme l’a relevé Libre Média, en Occident surtout, le changement de sexe des adultes, mais aussi des enfants étiquetés comme «trans» est soutenu par une puissante industrie médicale et pharmaceutique qui a fait de la diversité son fonds de commerce. C’est ça, le progrès? C’est du moins un progrès bien capitaliste. Le transgenrisme creuse le lit du transhumanisme.

 

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Je le répète: le problème n’est pas que des gens décident d’adopter de nouveaux codes sexuels et identitaires, mais le fait qu’une certaine classe politique et médiatique tente d’imposer à la population sa conception du monde.

 

Ces codes ne sont d’ailleurs jamais si nouveaux: dans l’État de Oaxaca, au Mexique, existent depuis des siècles les muxes, ces hommes trans évoluant dans leurs communautés selon de vieilles traditions précolombiennes. Cela ne m’a jamais choqué.