«Au Canada, l’ingérence étrangère est tolérée par le gouvernement»

Le premier ministre canadien Justin Trudeau attend l'arrivée du président américain Joe Biden lors d'une cérémonie de bienvenue sur la Colline du Parlement, à Ottawa, Canada, le 24 mars 2023. Photo: Mandel NGAN pour l’AFP.

Mardi le 11 juin 2024, à 14:15

Pour André Sirois, avocat auprès de l’ONU, la corruption de députés par des États étrangers est un phénomène bien plus répandu au Canada qu’on ne le croit. Il estime que les élus coupables d’avoir trahi leur pays doivent être jugés.

 

La semaine dernière, le comité des parlementaires sur la sécurité nationale et du renseignement (CPSNR) a publié un rapport révélant que des députés et sénateurs avaient communiqué des informations confidentielles à des États étrangers en échange de pots-de-vin.

 

Cette révélation a provoqué une onde de choc. Les partis d'opposition exigent du gouvernement Trudeau un

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