Le grand sabordage

Des manifestants d’extrême gauche se réunissent devant le parlement grec à Athènes, le 14 mai 2019.

Jeudi le 13 octobre 2022, à 12:30

En Occident, la tendance est à l’auto-flagellation et au sabordage, nous explique le chroniqueur et animateur Guillaume Ratté-Côté.

 

La mise en valeur des qualités intrinsèques de cet Occident qui a réussi à créer le niveau de vie le plus élevé de l’histoire de l’humanité, ainsi que la fierté que cette réussite devrait commander, sont non seulement évacuées, mais perçues comme toxiques par bien des gens.

 

Or, bien que l’introspection soit saine et doive susciter des élans d’humilité, l’oubli de soi n’est en rien sa continuité logique. Ce faisant, il importe d’adopter une approche équilibrée, comme dans n’importe quel processus. Ce n’est pourtant pas la tendance actuelle.

 

Le Grand méchant Occident

 

Nous serions des tueurs de la planète. Des peuplades systématiquement racistes. Des pays nécessairement nocifs pour les pays en développement.

 

Pas étonnant que, par la suite, nous nous fassions violence à presque toutes les occasions. Toujours insidieusement. Façon grenouille dans le bécher chauffé graduellement.

 

Des transferts de toute production manufacturière à un pays ouvertement hostile, incluant des produits stratégiques? Oui, mais sur quelques décennies. Don à des dictatures de la possibilité de tirer le gros des profits pour l’énergie? D’accord, mais sous prétexte de sauver la planète.

 

Dénaturer un tissu social ayant créé la terre d’accueil la plus attirante de l’histoire de l’humanité? Ok, au nom de l’ouverture à l’autre…

 

Une économie prospère pour une économie verte

 

Nous valons mieux que ces entourloupes! Cette dynamique est contre-productive. Parce que c’est en générant de la richesse que nous pourrions préparer un avenir moins polluant.

 

C’est en maintenant un certain degré d’homogénéité culturelle que nous pourrons demeurer une société aussi hospitalière. Et c’est en restant stratégiques dans la confrontation que nous éviterons le glissement vers l’affrontement direct avec la Chine.

 

Mais il semble si difficile d’y voir clair. Serait-ce la résurgence d’une haine de soi chrétienne inconsciente? C’est une impression qui en habite plus d’un.

 

Ils sont nombreux à penser que le bébé a été jeté avec l’eau du bain. Et qu’un si grand niveau de confort, exempt de transmission des vertus de la discipline, ne puisse causer qu’une décadence en puissance et accélérée.

 

Le retour du balancier

 

Heureusement, il existe toujours des moyens de nous ressaisir. La bonne nouvelle est que les experts en culpabilisation sont assez facilement identifiables: il s’agit tout simplement de la frange se réclamant bêtement du «progrès».

 

Maintenant, un mouvement de décomplexion est en train d’émerger.

 

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Évidemment, ce mouvement est affublé de quolibets peu honorables, mais cela n’empêche pas le populisme de droite de progresser et de susciter la reconnaissance de plus en plus de gens.

 

Et même chez des citoyens qui croyaient, il n’y a pas si longtemps, que la simplicité volontaire et les vertus de la conservation étaient l’apanage de la gauche woke en vogue, cette spécialiste du sabordage. Et chantre d’un nouveau clergé prêt à gaspiller tout ce que l’Occident a réussi à accomplir ces dernières décennies.

 

Les plus grandes avancées en matière de protection de l’environnement ont été faites par l’Occident (couche d’ozone, pluies acides, gestion des déchets, protection des cours d’eau, recyclage, etc.).

 

L’Occident a aussi permis le recul du racisme et de la pauvreté pour les mener aux niveaux les plus faibles jamais atteints. Qui le reconnaîtra?

 

De plus en plus de gens voient clair dans ce jeu sournois.