Le 11 décembre, quatre individus parmi lesquels la vice-présidente du Parlement européen, Eva Kaili, ont été arrêtés pour répondre aux soupçons de corruption par le Qatar. 60 députés européens de plus pourraient être éclaboussés.
Les services secrets d'au moins trois pays européens comme la Belgique, la Grèce et l'Italie ont passé les derniers mois à enquêter sur le vaste réseau de corruption au Parlement européen.
Ce réseau pourrait avoir d'autres ramifications et toucher «60 députés européens de plus», a rapporté le 15 décembre dernier la chaîne de télévision grecque Mega TV, alors que l'un des premiers suspects arrêtés, Francesco Giorgi, a avoué son implication dans ce réseau.
Un complot d’envergure
Giorgi, le conjoint de l'ancienne vice-présidente du Parlement européen, la Grecque Eva Kaili, a admis faire partie du complot et a pointé du doigt l'ancien législateur italien Pier Antonio Panzeri, dont Giorgio était l'assistant, comme le cerveau de l’opération.
Des sacs contenant un montant important d’argent liquide avaient été retrouvés au domicile bruxellois d’Eva Kaili.
«Plus de 60 députés européens» seraient impliqués dans les pots-de-vin, provenant principalement des partis social-démocrate et conservateur, bien qu'il y en ait aussi des forces de gauche», a précisé Mega TV.
Les services de renseignement belges soupçonnaient un réseau de corruption au sein de la bureaucratie de l'Union européenne principalement en raison du mode de vie extravagant de Panzeri et de sa famille, qui ont dépensé 100 000 euros pour leurs vacances l'été dernier.
De même, les autorités concernées ont découvert que cet ex-législateur entretenait des relations clandestines avec des émissaires du Qatar et du Maroc.
L'organigramme établi par les autorités révèle que Doha a réussi à retarder dans les sessions du Parlement européen les plaintes concernant le nombre élevé de morts dues à la construction des stades pour la Coupe du monde du football.
Le régime qatari est aussi parvenu à adoucir la déclaration de l’Union européenne relative au respect des droits de l’homme dans ce pays.
Le Maroc aussi visé
Le Qatar n’est pas le seul pays sur la sellette. Le Maroc est aussi pointé du doigt. Le pays maghrébin a tenté d’exercer une influence déterminante dans plusieurs dossiers comme la situation au Sahara occidental et son différend avec le peuple autochtone sahraoui, les accords de pêche qu'il a signés avec l’Union européenne, la question migratoire et les fonds consacrés à l’aide au développement, rapporte le journal mexicain La Jornada.











