Prisonnière d’un unanimisme étouffant, l’Assemblée nationale a besoin d’une voix discordante. L’entrée d’Éric Duhaime pourrait enfin forcer un débat sur le modèle québécois, que tous les autres partis s’entêtent à défendre malgré sa faillite.
Dans les années 60, le Québec a sauté dans la modernité par l’entremise de la Révolution tranquille. Les Québécois ont adhéré à la social-démocratie afin de s’épanouir collectivement et de réduire l’écart de richesse avec les anglophones.
Pour ce faire, la société civile québécoise a mis en place un État interventionniste avec de nouvelles entités bureaucratiques: la Caisse de dépôt et de placement du Québec, le ministère de l’Éducation, un système de santé public et universel, la Société de l’assurance automobile (la SAAQ), etc.
Au départ, cette rupture a permis au peuple québécois de devenir plus performant sur le plan économique, d’affirmer son identité dans l’océan anglo-saxon et d’avoir accès à des services publics assez efficaces.
Un modèle en faillite
Or, dans les années 90, le modèle québécois est devenu obèse et inefficace. Depuis, la machine bureaucratique n’arrête pas de grossir en plus d’être prisonnière d’une culture de l’immobilisme.
Les électeurs d'Arthabaska ont l’occasion unique de briser les chaînes de l’immobilisme qui étouffe la société québécoise.
La lourdeur de notre système de santé le condamne à la médiocrité. Bien des Québécois n’ont toujours pas accès à un médecin de famille et les temps d’attente pour consulter un spécialiste sont longs et pénibles.
Le modèle québécois est de plus en plus lourd et la caste qui en profite, de plus en plus incompétente. Il faudrait une nouvelle révolution tranquille pour alléger notre machine administrative et redonner la liberté de choix aux Québécois.
L’étatisme comme religion politique
Tous les partis politiques représentés à Québec adhèrent à cette religion politique: l’étatisme. Dans la Belle province, l’État québécois doit apparemment gérer tous les aspects de notre existence. Conséquemment, le secteur privé est diabolisé.
Pour les députés de la CAQ, du PQ, du PLQ et de QS, c’est un combat entre le Bien et le Mal. Si une personne ose remettre en question ce culte, elle est excommuniée.
Le Parti conservateur du Québec est le seul parti provincial qui propose une alternative à cet étatisme qui gangrène la société québécoise.
Éric Duhaime entend débureaucratiser l’État québécois. Par exemple, le chef conservateur veut mettre en place un système de santé mixte public-privé. Il estime que plus de concurrence rendrait notre réseau de santé plus performant.
Des pays européens, comme la France et la Suède, ont introduit la mixité en santé. Maintenant, leurs habitants bénéficient d’un système de santé moderne et efficient.
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Les quatre grands partis refusent de l’admettre: le modèle québécois est en déroute. Pourtant, ils continuent de le promouvoir et de le défendre au détriment des Québécois qui paient des impôts pour ne recevoir pratiquement rien en retour.
Les caquistes, péquistes, libéraux et solidaires sont totalement soumis à l’idéologie étatiste qui prend en otage les débats à l’Assemblée nationale.
La coalition CAQ–PQ–PLQ–QS défend un modèle à bout de souffle, qu’elle protège par des votes unanimes qui musèlent toute opposition. En avril dernier, tous les députés ont appuyé le maintien du marché du carbone, malgré l’opposition d’une majorité de la population.
Briser les chaînes de l’immobilisme
Éric Duhaime doit impérativement être élu dans Arthabaska le 11 août prochain. Les électeurs de cette circonscription ont l’occasion unique de briser les chaînes de l’immobilisme qui étouffe la société québécoise et paralyse l’Assemblée nationale depuis trop longtemps.
Le Québec fonce droit dans le mur. L’entrée des conservateurs au Salon bleu ne changera peut-être pas tout, mais elle pourrait au moins ralentir notre déclin et rouvrir le débat.













