Sécurité à la frontière: Carney flirte avec la société de surveillance

Un demandeur d’asile est fouillé par un policier à son arrivée au chemin Roxham, le 2 mars 2023. En 2022, plus de 39 000 personnes ont emprunté cette voie irrégulière, doublant le précédent record de 2017. Photo: Sébastien ST-JEAN pour l’AFP.

Mercredi le 4 juin 2025, à 10:35

Sous couvert de renforcer la sécurité frontalière, le projet de loi C-2 amorce discrètement un tournant autoritaire. La pièce législative pourrait instaurer une société de surveillance au service de l’État canadien.

 

«C'est l'un des projets de loi les plus intrusifs de l'histoire récente du Canada. Officiellement, c'est une loi contre le crime organisé, le fentanyl, les menaces transfrontalières. Mais c'est aussi un virage sécuritaire majeur qui risque très franchement de redessiner la relation entre l'État et ses citoyens», a déclaré sur les ondes du 98,5 Dimitri Soudas, commentateur et ex-directeur des communications du cabinet Harper.

 

Le projet de loi C-2, intitulé