Salaire des juges au Québec: des disparités monstres

Palais de Justice de Québec. Crédits: Alice Chiche pour l'AFP.

Dimanche le 8 mai 2022, à 11:00

Le 26 avril dernier, des centaines de travailleurs, représentés par le Syndicat de la fonction publique du Québec (SFPQ), ont manifesté dans les rues de Sherbrooke. Ils revendiquent de meilleures conditions de travail et salariales.    


Leur contrat de travail s’est terminé le 1er avril 2020. Les pourparlers actuels portent sur le renouvellement de la convention collective de salariés qui travaillent comme techniciens et employés de bureau dans l’appareil bureaucratique de l’État. Ces derniers sont 26 000 adhérents à la SFPQ.  

«Nos demandes sont pourtant raisonnables: des conditions de travail équitables qui tiennent compte du marché de l’emploi et de l’inflation galopante.  Bien que nous l’ayons mis en garde des impacts négatifs sur nos membres et sur la capacité de recrutement dans un marché de l’emploi plus volatil que jamais, le gouvernement Legault continue de faire à sa tête et ce sont les services publics qui en souffrent », a rappelé M. Dagenais, président régional du SFPQ.  

Rappelons qu’une forte majorité de travailleurs (81%) a opté pour des moyens de pression qui peuvent mener à dix journées de grève.  

De même, il ne faut oublier qu’en février dernier, le gouvernement de la CAQ a accordé des augmentations de salaire de 22% à 50% aux juges.  Le gouvernement Legault a donné son accord à plusieurs recommandations d’un comité d’experts qui était chargé de mesurer tous les quatre ans le salaire des magistrats.   

Pour le reste des travailleurs de la fonction publique, l’État québécois leur offre une hausse de 2% par an.

Est-ce que le gouvernement sera équitable avec ses fonctionnaires en leur offrant une hausse salariale similaire à celle accordée aux juges?