Des documents distribués par Québec aux professionnels de la santé leur expliquent comment s’y prendre avec une personne trans, mais le système continuera de tenir compte du sexe biologique pour fournir des soins de santé adéquats.
À partir du 10 octobre, les personnes trans et «non binaires» pourront recevoir une carte d'assurance maladie avec un «marqueur X», à la grande satisfaction de députés comme Manon Massé qui y voient une grande avancée sociale.
La semaine dernière, le gouvernement Legault a adopté un règlement pour que la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) puisse produire de tels documents conformément à l'idéologie diversitaire.
Deux documents distribués par le gouvernement du Québec aux professionnels de la santé officialisent cette pratique et leur offrent des conseils pour «renforcer les pratiques d’accueil inclusif» et mettre à l’aise leurs patients trans.
Le sexe biologique encore là
Le gouvernement précise toutefois que le fameux marqueur «ne modifie pas le numéro d’assurance maladie (NAM) qui indique le sexe biologique de l’individu».
La lettre qui accompagne les deux documents avertit également «qu’aucune modification ne doit être faite dans les systèmes d’information» du réseau de la santé.

Première page du document #1.
«La carte d’assurance maladie avec le marqueur X se répercute uniquement sur les activités d’enregistrement, d’inscription et d’admission de la personne usagère ou de validation de son identité. […] Afin d’assurer la qualité et la planification des soins de santé, les professionnelles et professionnels de la santé continueront d’avoir accès à l’information concernant le sexe biologique», précise-t-on.













