«Le Canada est un laboratoire d’ingénierie sociale»

Photo de couverture: le premier ministre Justin Trudeau participe au défilé de la fierté LGBT à Toronto, le 25 juin 2017. GEOFF ROBINS pour l’AFP.

Mercredi le 4 septembre 2024, à 10:45

Le 24 août avait lieu dans la ville de Mexico l’édition mexicaine 2024 de la Conservative Political Action Conference (CPAC). Plusieurs flèches ont été décochées à l’endroit du wokisme, du sanitarisme et des projets d’ingénierie sociale. Reportage. 

 

«Le Canada est un laboratoire d’ingénierie sociale où sont mises en œuvre toutes les politiques provenant des Nations Unies et du Forum économique mondial. […] Le gouvernement Trudeau est totalement contaminé. […] Ce qui se passe au Canada est ensuite reproduit dans tous les pays d’Amérique latine», nous explique en marge de l’événement le penseur argentin Pablo Muñoz Iturrieta.

 

Auteur de plusieurs livres dont un sur cette question, notre interviewé fustige la promotion de ladite diversité sexuelle chez les jeunes, courant dont le Canada est aussi à l’avant-garde, notamment grâce à ses programmes publics mettant à l’honneur des drag queens.

 

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«Au nom de la liberté et de la satisfaction de certains désirs, nous permettons que des enfants soient castrés chimiquement, que des mineurs soient amputés d’organes totalement sains», s’indigne cet universitaire actuellement établi en Ontario.

 

Quand la gauche latino-américaine fait le jeu de l’impérialisme occidental...

 

Organisé par le producteur et politicien mexicain Eduardo Verastegui, le but de la rencontre était de fédérer les droites d’Amérique latine et même du monde entier. Dans quel but? Reconquérir le pouvoir occupé par la gauche presque partout sur ce continent.

 

Une gauche à laquelle est reproché de faire paradoxalement le jeu d’un capitalisme woke importé d’Occident sans considération pour les traditions culturelles des peuples latinos.

 

Après la chute du mur de Berlin, la gauche serait en gros passée du socialisme au «globalisme», se déchargeant des questions économiques pour embrasser une nouvelle utopie à caractère scientiste:

 

«Toutes les dernières expériences d’ingénierie sociale viennent du pouvoir globaliste. […] La pandémie a été calculée pour contrôler les populations», souligne pour sa part le célèbre auteur et commentateur Agustín Laje, également d’Argentine.

 

Soupçonné d’être l’un des architectes derrière la victoire de Javier Milei au pays du tango, Agustín Laje dénonce la perte de souveraineté des États au profit d’un nouvel impérialisme culturel et idéologique: 

 

«Moins de 100 personnes aux Nations Unies ont défini pour nous l’imposer ce qui est à l’ordre du jour de l’humanité», soulève-t-il au micro de Libre Média.

 

«Une guerre anthropologique»

 

Figure de proue du conservatisme dans la sphère hispanophone, le philosophe péruvien Miklos Lukács concentre pour sa part ses attaques sur «la guerre anthropologique» que livrent le transhumanisme à ceux qui entendent résister à sa vision prométhéenne.

 

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«Le transhumanisme cherche à redéfinir et à reconfigurer l'être humain, d’abord d'un point de vue idéologique pour ensuite utiliser les technologies à travers des interventions chirurgicales ou des implants de puces. […] L’agenda progressiste travaille toujours avec les jeunes parce que ses promoteurs comprennent bien qu’ils doivent capturer leur esprit et les endoctriner pour qu’ils acceptent cette nouvelle conception de l’être humain.»

 

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