Contre-offensive ukrainienne, guerre de l'information, souveraineté française, le général Vincent Desportes fait le point avec Libre Média sur les dernières actualités internationales.
Anne-Laure Bonnel et Jérôme Blanchet-Gravel recevaient le général Vincent Desportes, spécialiste de la réflexion stratégique, pour faire le point sur la guerre en Ukraine et les grandes transformations en cours dans le système international.
Le général met en garde contre la prolifération de fausses nouvelles des deux côtés, la désinformation étant consubstantielle à la guerre . «À la guerre, il ne faut croire personne», rappelle l’auteur de La Dernière bataille de France, ouvrage pour lequel il a reçu le Prix Jacques de Fouchier de l’Académie française.
Une contre-offensive inévitable
Vincent Desportes invite d’ores et déjà à «réfléchir à l’après-guerre». «S’il ne s’agit pas encore d’une guerre mondiale, il s’agit bel et bien d’une guerre mondialisée», alerte celui pour qui «l’Europe ne survivra pas» à ce conflit en tant qu’entité dotée de sa propre autonomie.
Le général, qui ne voit «pas comment à court ou moyen terme une paix peut émerger», évoque quelques scénarios pour la suite, alors que le gouvernement de Kiev n’aurait pas d’autre choix que de lancer une contre-offensive. Quand?
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«Cette contre-offensive ne pourra pas parvenir à la libération de l’intégralité des territoires conquis par la Russie. Il faudrait là des moyens que l’Ukraine est très loin d’avoir. […] Quand même bien il y aurait un effondrement de l’armée russe, cela ne conduirait pas à la paix, car elle suppose à un moment donné une capitulation».










