Selon Serge Côté, entrepreneur et fondateur Mouvement renouveau Québec, jusqu’à présent, l’État québécois n’a présenté que des solutions «périphériques» pour tenter d’améliorer le système de santé. Sans succès. La fin du monopole public est urgente.
Depuis des décennies, le Québec injecte des milliards de dollars dans notre système de santé avec un résultat sans cesse mitigé. Plus de 700 000 citoyens n’ont pas de médecins de famille, les urgences débordent, des milliers de chirurgies sont en attente, plusieurs bris de services affectent nos hôpitaux, etc.
S’ajoute au portrait le vieillissement de la population qui fera augmenter fortement la demande. La situation est critique: elle perdure et elle empire. Il faut donc en comprendre le pourquoi et y apporter les solutions appropriées.
Pour des raisons dogmatiques et électoralistes, l’État n’a amené que des solutions «périphériques» pour maintenir et tenter d’améliorer le système.
La voie incitative
Malgré une injection massive et sans fin de fonds publics, les résultats probants ne sont pas au rendez-vous. Pourquoi? Amenons l’aspect incitatif comme réponse. C’est par une telle approche que l’on peut davantage inciter et amener les personnes et les entreprises à adopter les mesures nécessaires et appropriées pour fournir de meilleurs services à la population.
L’encadrement dans lequel un individu travaille déterminera dans une grande mesure le niveau de sa performance, et ce, dans le milieu public ou privé. Le type de marché est un déterminant majeur dans une démarche visant l’amélioration des prestations de travail.
La concurrence est essentielle
La mise en concurrence de l’offre oblige à plus d’efficacité et d’efficience. Sinon, moins de clients et une survie précaire. Un monopole n’a pas ce niveau de contraintes: l’incitatif à la performance est moindre. L’offre n’est alors pas maximisée.
De l’autre côté, s’il n’y a pas de coût associé à la demande, celle-ci explosera. La vérité des prix n’exerce pas son rôle, celui de choisir le service ou le bien en fonction de son coût et de notre préférence. L’offre et la demande s’ajustent alors par les files d’attente.
Un monopole à défaire
Or, dans notre système de santé, l’offre est monopolistique, ou presque, ce qui n’incite pas à la performance. De plus, la demande est liée à l’utopie de la gratuité, synonyme d’une croissance sans limites des services demandés.
Tant que cette structure ne sera pas changée, toute mesure coercitive demeura périphérique et sans résultats probants.
À lire aussi: Aide médicale à mourir: pratique bienveillante ou logique économique?
De ces prémisses, pour l’offre, nous proposons donc la privatisation des hôpitaux, CLSC et GMF. Il faut s’assurer d’une concurrence réelle, selon les situations. Certes, l’établissement de coopératives issues du personnel soignant pour prendre en charge ces établissements serait à évaluer.
Quant à la demande, nous proposons l’établissement d’un ticket modérateur établi en fonction des revenus. L’universalité demeure.
Cette proposition est un point de départ nécessaire qui change les règles du jeu et établit un autre encadrement qui poussera les gens du milieu et les utilisateurs vers les meilleures actions nécessaires à la pérennité de notre réseau de santé.











