Ces dernières années, la gauche woke a préféré chasser les «micro-agressions» plutôt que dénoncer les puissants qui ne demandent jamais l’avis des honnêtes gens avant de leur imposer de nouvelles façons de faire.
Aujourd’hui débutait à Davos l’édition 2023 du Forum économique mondial, où l’élite internationale s’est à nouveau réunie pour discuter de la façon de bâtir un «monde meilleur».
Plus de 2700 invités participent au sommet 2023, dont le thème est «la coopération dans un monde fragmenté».
Un sommet plus discret
Cette année, il semblerait que les organisateurs aient souhaité une rencontre un peu plus discrète, le Forum étant pointé du doigt pour son influence monumentale dans presque tous les pays.
Une influence qu’il exerce grâce à un réseau serré de partenaires désireux de marcher ensemble vers la même utopie.
L’agenda de Davos est maintenant connu de ceux qui veulent voir: mener à terme une révolution numérique censée déboucher sur des sociétés plus vertes, plus paisibles, plus égalitaires et plus performantes. Tout à la fois.
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Mais surtout sur des sociétés plus sécuritaires, la sécurité étant devenue la valeur suprême à promouvoir jusqu’à la disparition de toutes les contrariétés humaines. Et pour parvenir à cette société parfaitement régulée, le transhumanisme est vu comme un outil essentiel.
Une influence exponentielle
Ces derniers mois, nous avons découvert que l'influence de McKinsey au Canada était peut-être encore plus grande que les pires «complotistes» l’avaient imaginé. La firme se présente fièrement comme un «partenaire stratégique» du Forum économique mondial.
Comme l’a notamment exposé le journaliste Thomas Gerbet à Radio-Canada, les domaines pris en charge par la firme basée à New York sont si vastes et variés qu'on se demande à quoi il sert d'avoir des élus dans les parlements.
McKinsey a conseillé Ottawa sur presque tous les sujets imaginables, de la modernisation de la Marine royale à la promotion de la diversité dans l’armée en passant par la promotion du tourisme.
Les contrats octroyés à McKinsey par le gouvernement Trudeau totalisent 100 millions de dollars.
Dans le cas du Québec, d’avril à juin 2020, le gouvernement Legault a versé 35 000 $ par jour au cabinet pour une facture totale de déconfinement de 1,7 million de dollars.
Souveraineté menacée
La souveraineté des peuples est menacée par l’influence de ces firmes qui collectent des informations parfois confidentielles ou compromettantes sur le fonctionnement interne des États.
Il se produit une uniformisation des décisions à l’échelle du globe favorisant l’imposition d’un seul et même agenda.
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Pour un courant «éveillé» qui prétend vouloir abattre toute forme de «colonisation», il est consternant que la «gauche» actuelle soit restée aussi silencieuse, ces dernières années, sur ce pouvoir hautement vertical qui s’impose aux populations sans avertissement.
Aveuglement
Ces dernières années, la «gauche» woke a préféré déboulonner des statues de pères fondateurs des Amériques plutôt que questionner le rôle d’une société tentaculaire comme McKinsey.
Pourtant, nous sommes manifestement devant une forme de «néo-colonialisme».
La gauche woke a préféré poursuivre sa chasse aux «micro-agressions» plutôt que dénoncer les grands acteurs économiques qui ne demandent jamais l’avis des honnêtes gens avant de leur imposer de nouvelles façons de faire.
Cette réalité montre bien à quel point la gauche actuelle est devenue inoffensive et faussement révolutionnaire.
La plupart des grandes entreprises ont adopté tout le programme de la sainte diversité pour mieux camoufler leurs intérêts économiques qui ne cadrent pas toujours avec le bien-être des communautés.
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Il est beaucoup plus facile pour une multinationale d’embaucher une secrétaire noire, transgenre et végane que révéler les impacts écologiques de ses activités dans les pays du tiers-monde et son recours éventuel à des paradis fiscaux.
De même, il est tout autant décevant que les nationalistes québécois n’aient pas été plus critiques de cette force hégémonique allant contre les valeurs d’autonomie qu’ils disent défendre. Pire, nous savons désormais que le gouvernement Legault aura été l’un de ses plus tristes complices.










