Danemark: des journalistes accusent la police de les avoir frappés

Photo: Steven Knap/Ritzau Scanpix.

Mardi le 20 octobre 2026, à 09:20

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Danemark: des journalistes accusent la police de les avoir frappés
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Deux photographes affirment avoir été frappés par la police à Copenhague lors d’une manifestation pour la «remigration». Une enquête doit éclaircir les faits, tandis que leurs journaux dénoncent une entrave à leur travail.

 

La police de Copenhague a annoncé lundi avoir demandé une enquête après les déclarations de deux photographes de presse affirmant avoir été frappés par les forces de l’ordre lors de manifestations pendant le week-end.

 

D’après le tabloïd Ekstra Bladet, les incidents se sont produits à deux endroits différents, lors d’une manifestation pour la «remigration» des immigrés vers leurs pays d’origine et d’une contre-manifestation.

 

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«Les médias ont décrit deux épisodes précis au cours desquels des membres de la presse ont été frappés par la police», ont indiqué les forces de l’ordre dans un communiqué. «Compte tenu des critiques qui ont ensuite été formulées, nous avons demandé à l’Autorité indépendante de contrôle de la police (DUP) d’enquêter sur ces affaires.»

 

Un photographe conduit aux urgences

 

Le photographe d’Ekstra Bladet, Anthon Unger, a déclaré avoir été frappé avec une matraque alors qu’il couvrait l’événement. Il affirme avoir porté une carte de presse visible et s’être tenu sur le côté pendant les affrontements.

 

Selon Politiken, son photographe Thomas Borberg a lui aussi été frappé plusieurs fois avec une matraque, et son appareil photo a été détruit. Il a dû être conduit aux urgences.

 

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Dans un éditorial publié dimanche et cité par l’agence Ritzau, Christian Jensen, rédacteur en chef de Politiken, a dénoncé les entraves au travail de la presse.

 

«Ce journal comprend que la tâche de la police est souvent difficile, lorsque des manifestations dégénèrent en violence et en affrontements de rue. Mais c’est d’autant plus incompréhensible que la police fasse de la presse son adversaire en nous empêchant de faire notre travail, qui consiste aussi à témoigner de l’exercice de la force par la police», a-t-il écrit.

 

Une entrave au travail journalistique?

 

Les responsables des deux journaux soupçonnent une volonté d’entraver leur couverture. Le rédacteur en chef d’Ekstra Bladet, Knud Brix, souligne notamment qu’un agent aurait tenté de repousser l’appareil de son photographe. Ce geste indique, selon lui, que le policier avait bien vu la caméra. Les motivations des agents restent toutefois à établir par l’enquête. 

 

La police a indiqué devoir examiner les circonstances précises de l’usage des matraques. Elle assure ne pas vouloir empêcher les journalistes de travailler. 

 

«La police de Copenhague œuvrera toujours pour garantir les meilleures conditions possibles au fonctionnement de la démocratie», ont affirmé les forces de l’ordre.

 

«Cela vaut pour la liberté de réunion et la liberté d’expression et, dans ce cadre, pour les conditions d’exercice du travail de la presse», ont-elles ajouté.