Longtemps boudé et méprisé, Bitcoin est devenu la Némésis des élites. Incapables de l’arrêter, elles tentent maintenant de le soumettre par la répression et la surveillance.
«L'aristocratie traverse trois âges successifs: l'âge des supériorités, l'âge des privilèges et l'âge des vanités. Une fois sortie du premier, elle dégénère dans le second avant de s'éteindre dans le dernier», écrivait François-René de Chateaubriand dans ses Mémoires d'outre-tombe.
Ce qui valait pour l'aristocratie du temps de Chateaubriand s'applique tout aussi bien à l'oligarchie des élites mondialisées contemporaines.
Elles ont connu l'âge des supériorités lors de l'effondrement du bloc communiste et de la dérégulation financière, ont joui de l'âge des privilèges jusqu'à la crise financière de 2008, et sont depuis lors enfermées dans l'âge des vanités.
Les Clinton, Macron, Attali, Trudeau et Carney ont été tolérés tant que leurs privilèges ne heurtaient pas trop directement l'amélioration des conditions de vie des classes moyennes.
Cependant, à force de dévaluer les monnaies nationales, de dépouiller leurs propres pays, de désindustrialiser, de financer des étrangers avec de l'argent fictif et de nourrir des réseaux de copinage toujours plus voraces, ils ont tué la poule aux œufs d'or.
Un fossé toujours plus grand
Leur vanité les empêche d'admettre cette réalité pourtant élémentaire. Ainsi, ils persistent à croire que s'ils perdent toujours plus l’appui et la confiance d’une part grandissante de la population, c'est parce que les peuples sont stupides et racistes.
La dernière élection présidentielle américaine en est une illustration parfaite: persuadés de la victoire des démocrates, ces oligarques mondiaux, face à la défaite, ont soudain décidé qu'Elon Musk, autrefois héraut de la transition écologique, était en réalité la réincarnation de Mussolini.
Aussi dérangeants et pugnaces que puissent être les Trump, Milei, Farage, Bolsonaro, Orbán ou Poilievre, ils ne remettent pas autant en cause les fondements du système que Bitcoin et la cryptographie asymétrique moderne.
Bitcoin et vie privée dans le viseur de l’élite
Toute la puissance de cette élite mondialisée repose, en dernière analyse, sur le contrôle des flux financiers et informationnels. C'est d'ailleurs pour cela qu'ils s'acharnent contre le X d'Elon Musk et traquent les développeurs de logiciels libres qui osent créer des outils permettant aux utilisateurs de Bitcoin de regagner de la confidentialité dans leurs transactions.
Bien que Ross Ulbricht, pionnier de Bitcoin et fervent libertarien, ait été gracié par le président Trump quelques jours après son investiture, les développeurs de Samouraï Wallet et de Tornado Cash, qui ont conçu des outils améliorant la vie privée sur Bitcoin, risquent encore des peines de prison pouvant atteindre 25 ans pour le simple fait d'avoir écrit du code informatique.
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De l'autre côté de l'Atlantique, sous l'impulsion du Groupe d’action financière (GAFI), ce think tank mondialiste dévoué à l'instauration d'un panoptique financier digne d'un roman d'Huxley, l'Union européenne multiplie les législations visant à interdire toute forme de vie privée aux serfs du Royaume.
Après les règlements MiCA et TFR, c'est désormais le spectre de la directive DAC8 de l’Union européenne, accompagné d'un florilège de lois nationales comme le récent amendement voté par le Sénat français interdisant l'utilisation et la fourniture d'outils de «privacy», qui menace la liberté et la sécurité des Européens.
Les affidés de Schwab et Soros semblent avoir compris que Bitcoin fait obstacle à leurs plans. Or, ne pouvant l'arrêter, ils s'emploient à le soumettre à leur contrôle ou, à défaut, à dissuader les Européens de l'adopter. Quelle vanité!
Ces individus imaginent qu'en brandissant des menaces d'amendes et de peines de prison, ils nous contraindront à nous plier docilement à ces mesures attentatoires à la liberté d'expression, à la propriété privée et au droit à la vie privée.
Pire encore, ils s'imaginent que leurs armées de régulateurs et leur avalanche de règlements suffiront à freiner la propagation et l'usage des logiciels libres!
Un combat d’arrière-garde
Ils n'ont tiré aucune leçon de l'histoire contemporaine qui a vu l'émergence du Dark Web, du téléchargement en peer-to-peer et des messageries chiffrées. Ils persistent à ignorer qu'aucune force n'a de prise sur un protocole cryptographique distribué.
Par le passé, ils ont systématiquement réussi à coopter les rampes informationnelles et financières, et toujours par vanité, ils ne réalisent pas que Bitcoin est différent.
Bitcoin est fondamentalement résistant à ce genre de capture, car il n'admet aucun élément central essentiel à son fonctionnement.
Selon les mots de son créateur lui-même, Satoshi Nakamoto, en parlant des précédents systèmes de cash numérique: «J’espère qu’il est évident que seule la nature centralisée de ces systèmes les a condamnés.»
Leur vision performative de la réalité les empêche de comprendre qu’ils ne peuvent pas contrôler le code qu'écrivent ou exécutent des individus. Tout ce qu'ils peuvent faire, c'est tenter de terroriser ceux qui osent défier leur volonté de contrôle absolu.
Sur le front informationnel, trop occupés à tenter de faire plier Musk, ils n’ont pas vu que Bitcoin a produit un enfant: NOSTR (Notes and Other Stuff Transmitted by Relays). À l’image de Bitcoin, NOSTR est distribué sur une infrastructure décentralisée, ce qui le rend impossible à capturer.
Le protocole NOTSR permet de bâtir de nouvelles formes de messageries, de réseaux sociaux et d’applications en tout genre, bénéficiant de la résilience de la structure sous-jacente et tirant parti de Bitcoin pour distribuer des incitations économiques, rendant ces services parfaitement acéphales.
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Par vanité, ils n’ont pas vu que Bitcoin était inarrêtable. D'abord, ils l'ont pris pour un simple jouet de geek, puis pour un actif spéculatif, et maintenant une simple réserve de valeur.
En réalité, Bitcoin est le parfait anti-Davos: il est en passe de remplacer les monnaies fiduciaires, source de leur pouvoir, tout en servant de fondation à des marchés, des agoras et des services informationnels échappant à leur contrôle.
C’est dans l’âge des vanités que cette caste s’éteindra, et sur leur tombe, on pourra lire : «Ci-gisent des élites pusillanimes pourfendues par Bitcoin.»











