Variole du singe: la pandémie bientôt déclarée, dit un expert de l’OMS

Les gens font la queue pour recevoir le vaccin Monkeypox avant l'ouverture d'un nouveau site de vaccination à Brooklyn à New York, le 17 juillet 2022. Photo: Kena Betancur pour l’AFP.

Mardi le 19 juillet 2022, à 12:00

Un expert de l'OMS a déclaré que la montée des cas de variole du singe ne tarderait pas à être considérée officiellement comme une pandémie mondiale. 

 
Le professeur de parasitologie à l'Université de La Laguna en Espagne et expert de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Santiago Mas-Coma, a averti que les cas de variole simienne n’arrêtaient pas «de monter chaque jour». 

«Je ne pense pas qu'il faudra longtemps pour déclarer la pandémie», a-t-il déclaré le 18 juillet dans le cadre de la conférence Campus Africa 2022 qui se tenait à son université, aux îles Canaries. 
 
«Dieu merci, les gens ne meurent pas, mais le virus a muté et a augmenté les cas. C'est un problème, donc ça se transmet plus facilement d'homme à homme», a précisé l’expert alors que la maladie a gagné l’Asie. 
 

Hausse de 50% des cas en Europe 

 
Ce développement survient dans un contexte où les cas de variole du singe auraient augmenté de près de 50% dans les pays de l’Union européenne. Ce sont du moins les chiffres de la Commission européenne à Bruxelles.
 
Pour se préparer à une hausse importante des cas, la Commission européenne vient d’annoncer l'achat de 54 530 doses supplémentaires du vaccin monkeypox.

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Le Comité d'urgence de l'Organisation mondiale de la santé doit se réunir ce jeudi pour déterminer les moyens de contrôler cette maladie contagieuse pourtant connue depuis 1970.

 

Le réchauffement comme principale menace 

 

Selon le professeur Santiago Mas-Coma, le plus gros problème que doit affronter l’humanité n’est toutefois pas la Covid-19 ni la guerre en Ukraine, mais le réchauffement climatique. 
 
La canicule qui frappe actuellement l’Europe en serait la preuve ultime, de nombreux décès liés à la chaleur ayant été rapportés par les autorités. 
 
«Nous ne voyons pas comment cela [le réchauffement climatique] peut être inversé, mais nous pouvons atténuer les effets», estime-t-il.