Une gestion mensongère qui peut en annoncer d’autres

François Legault et Justin Trudeau visitent des laboratoires à l’Université McGill dans le cadre d’une annonce officialisant la construction à Montréal d’une usine de Moderna, le 29 avril 2022. Photo: page Facebook officielle de François Legault.

Lundi le 17 octobre 2022, à 11:30

Ce qui semble sans importance pour plusieurs devrait pourtant nous alarmer: certaines mesures draconiennes qui ont été prises durant la crise sanitaire sont en grande partie fondées sur le mensonge. Le passeport vaccinal au premier plan.

 

Au Québec, mais aussi dans la plupart des pays occidentaux, les autorités publiques ont martelé que le vaccin était efficace sur le plan communautaire, donc vertueux socialement, puisqu’il réduisait considérablement le taux de transmission du virus.

 

En conséquence, qu’un gamin en pleine santé se fasse vacciner était considéré comme tout à fait justifié et altruiste, puisque son geste lui permettait de protéger grand-maman.

 

Dans la perspective du gouvernement Legault, l’exclusion de citoyens des lieux publics était justifiée, puisqu’ils étaient des éléments pathogènes qui pouvaient ruiner l’effort collectif en contaminant les citoyens vaccinés.

 

Des politiques malhonnêtes

 

Globalement, le narratif des autorités publiques était fondé sur cette prémisse alors qu’elle n’était rien d’autre qu’une hypothèse sans preuve.

 

Le gouvernement du Québec est allé très loin dans cette logique, allant jusqu’à cogiter un couvre-feu pour les non-vaccinés et des restrictions supplémentaires les visant.

 

D’emblée, a priori, cette logique pose problème. Si le vaccin est si efficace, alors pourquoi craindre à ce point la transmission des non-vaccinés?

 

L’un des dirigeants de Pfizer, Janine Small, a admis lors d’une récente session du Parlement européen que les vaccins anti-Covid n’avaient jamais été testés pour prévenir la transmission du virus.

 

L’aveu de la directrice de Pfizer contredit directement le discours proféré par les autorités publiques depuis le début de la pandémie. L’intuition que le passeport vaccinal était purement discriminatoire et à des fins de pression vaccinale se veut donc a posteriori juste.

 

Cette révélation est encore plus problématique sachant que la firme McKinsey a des liens contractuels avec le géant pharmaceutique Pfizer.

 

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Il semble de plus en plus probable que cette obscure firme ait tiré les ficelles des gouvernements afin d’augmenter la couverture vaccinale, le tout pour satisfaire son client Pfizer en fonction de justifications boiteuses. Le gouvernement pourrait ainsi s’être laissé instrumentaliser par Big Pharma.


La peur, toujours la peur

 

Les menaces, la peur et la coercition ont été les principaux outils du gouvernement pour inciter la population québécoise à se faire vacciner à répétition. Les arguments rationnels en faveur de la vaccination pour tous étaient-ils donc insuffisants, ou inexistants..?

 

Tout récemment, le directeur de la santé publique, Dr Boileau, s’est fait demander quel pouvait être l’impact de se faire vacciner aussi fréquemment en aussi peu de temps (par exemple, cinq doses de Covid-19 et une pour la grippe).

 

Le Dr Boileau a répondu que l’être humain possède une capacité d’absorption tout à fait remarquable, arguant qu’il est possible d’ingérer en même temps de la crème glacée et des hamburgers! Cette analogie sidérante, sans aucun lien avec l’objet de la question, révèle à quel point les justifications de la vaccination massive et universelle demeurent troubles.

 

De façon volontaire ou involontaire, le Dr Boileau semble négliger que la Floride déconseille maintenant les vaccins à ARN pour les hommes de 18 à 39 ans, une nouvelle alarmante que semblent ignorer les autorités publiques du Québec.

 

Or, du Québec jusqu’en Floride, il n’existe pas deux sciences. En revanche, il existe un conflit méthodologique et idéologique bien palpable.

 

Depuis le tout début, la Floride s’érige en havre de résistance contre l’extrémisme sanitaire, ses représentants soutenant en gros que la gestion de la crise s’apparente à une mise en scène improductive.

 

En revanche, au Québec, l’extrémisme sanitaire a été relayé de façon univoque par le système politique et approuvé de façon massive par le peuple québécois.

 

D’une certaine façon, la première ministre de l’Alberta, Danielle Smith, a bien raison lorsqu’elle affirme que les non-vaccinés ont subi une discrimination tout à fait singulière et inacceptable dans une société démocratique.

 

À cet effet, elle cherche à doter l’Alberta d’une forme d'indépendance qui la protégerait de certains diktats sanitaires et énergétiques d’Ottawa.

 

Au Québec, le mode de scrutin étant ce qu’il est, la CAQ monopolise le pouvoir, faisant craindre le pire en cas de réapparition du «Covid-show».

 

Le spectre de la crise énergétique

 

S’il advenait que nos voisins outre-Atlantique sombrent dans une nouvelle phase d’autoritarisme, notamment en raison de la crise énergétique qui prend de l’ampleur et fait craindre de stricts rationnements, le gouvernement provincial pourrait être tenté de les suivre, aimant prendre modèle sur l’Europe à l’aune de nos «valeurs communes».

 

Que ce soit la France qui est incapable de fournir à la demande citoyenne pour l’essence ou l’Allemagne qui est contrainte de reculer vers le charbon, cette conjoncture ne nous annonce rien de bon sur le plan des libertés.

 

D’ailleurs, l’Allemagne vient de rouvrir la porte au masque obligatoire dans les hôpitaux et des transports publics comme les trains.

 

Il est tout à fait possible que la guerre et ses conséquences énergétiques aient un impact sur notre territoire, François Legault préférant toujours l’Europe aux États-Unis, quitte à adopter des politiques aux accents collectivistes.

 

Certes, les États-Unis sont loin d’être le grand pays parfait que certains aiment louanger. Cependant, lorsqu’on observe la situation européenne et son avenir proche qui se veut sombre, il faut être capable d’anticiper tous les scénarios pour Québec.

 

Dieu sait que nous aimerions que la Covid soit derrière nous. Pourtant, l’héritage de la Covid se fait toujours bien ressentir et la crise énergétique pourrait très bien prendre la relève afin de restreindre nos libertés.

 

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C’est un précédent grave: une grande partie de la gestion sanitaire a été fondée sur le mensonge. Il n’y a donc pas de raison que la gestion de la prochaine crise soit si différente, si cette crise devait survenir.

 

Face au titan caquiste et ses nombreux relais, il faut des contre-pouvoirs déterminés, organisés et intègres.