Pillages, harcèlements et violences, les 3,5 millions de réfugiés syriens présents en Turquie se sentent de plus en plus rejetés. Ils craignent notamment d’être renvoyés en Syrie si Damas et Ankara normalisent leurs relations diplomatiques.
«Aujourd’hui, j’ai peur de sortir de chez moi hors de mes heures de travail. Je me fais dévisager dans la rue par des groupes qui sillonnent la ville pour faire pression sur les Syriens», témoigne d’emblée Ahmad, un réfugié syrien ayant fui le conflit en Syrie par crainte d’être astreint au service militaire.
Depuis 2013, notre interlocuteur est basé dans la ville frontalière de Gaziantep qui a vu affluer des milliers de Syriens.











